Une 38e Fête de la Myrtille marquée par la sécheresse et la pénurie sur le Col du Béal (Puy-de-Dôme)

Les gourmets étaient là tôt. Ils étaient nombreux ce lundi 15 août à célébrer la myrtille sous toutes ses formes pour la 38e édition de la Fête de la Myrtille. L’événement est un rendez-vous incontournable en Livradois-Forez. Il se déroule chaque année au sommet du Col du Béal à Saint-Pierre-la-Bourlhonne.

Pour la première année, l’événement a été soutenu par l’association de producteurs locaux Les Paniers du Forez, qui a succédé à l’association Et pan en avant ! a débuté. Objectif de la rencontre : valoriser cette ressource naturelle sur le territoire du Livradois-Forez et sensibiliser à sa conservation.

La 38e édition de la Fête de la Myrtille aura lieu le 15 août au Col du Béal à Saint-Pierre-la-Bourlhonne (Puy-de-Dôme).

manque de bleuets

Cette année a été marquée par une pénurie de myrtilles due au climat très chaud et sec en été. Rien à voir avec la récolte de la saison dernière, qui avait été très abondante. Pour cette 38e édition, le collectif du bleuet sauvage n’a pu proposer que 130 kg de fruits, contre une moyenne de 400 à 500 kg les années précédentes. Tout est allé très vite. À 10 h 30, tous les étals avaient été vidés de leurs myrtilles.

« La myrtille a beaucoup souffert de la sécheresse et de la chaleur. Peut-être aussi sous les gelées tardives. Mais nous prenons ce que la nature nous donne.

Élodie Perret (Responsable de l’agriculture au PNR Livradois-Forez)

Il faut trouver un équilibre

La région est riche en différents types de myrtilles : la sauvage, la myrtille ou encore la myrtille rouge. On le trouve aussi bien dans des milieux ouverts comme les tourbières que dans des milieux fermés comme les sous-bois.

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“Le bleuet peut rapidement concurrencer d’autres plantes comme la bruyère”, explique Élodie Perret, chargée de mission agronomique au Parc naturel régional (PNR) Livradois-Forez. Donc, il disparaît sans naviguer. “Mais inversement, si on intervient trop, ce n’est plus là”, précise-t-elle. Pour les producteurs et les cueilleurs, il s’agit de trouver un équilibre.

Le Wild Blueberry Collective mène des expérimentations pour mieux comprendre et ainsi mieux conserver cette ressource. “Sur des parcelles de 400 m², nous et des chercheurs étudions la croissance des myrtilles d’année en année”, développe Élodie Perret. Une façon de comprendre dans quels milieux et dans quelles conditions il se plaît le mieux. “Nous comparons différents modes de gestion et les rendements qui en découlent.”

Tout au long de la journée, de nombreuses animations ont rythmé les célébrations. Un atelier original de peinture de bleuets a été offert pour petits et grands. Au-delà de la myrtille, les artisans locaux sont venus en grand nombre. Les produits régionaux étaient à l’honneur. compétences aussi.

Fiona Farelle

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