UberFiles : PS et Ecolo demandent une commission d’enquête, le MR n’en veut pas, Les Engagés et Défi sceptiques et le PTB veut “en finir avec Uber”

Entrave à la justice, recours à des détectives privés pour espionner les concurrents des Taxis Verts et des Taxis Bleus, médiatisation d’actes de violence, représailles pour des manifestations, espions au sein de l’administration… Une enquête journalistique du consortium d’investigation ICIJ et du Soir a porté à lumière, grâce à des Documents internes entre 2013 et 2017, des Pratiques”discutable” par Uber à son arrivée à Bruxelles.

De quoi alimenter une situation déjà explosive dans la capitale. Lundi matin, le Parti socialiste a appelé à une commission d’enquête au Parlement bruxellois. Le chef de groupe, Ridouane Chahid (PS), évoque “Atteintes à notre Etat de droit et à notre démocratie” : “Face à des comportements aussi violents, l’impunité n’est pas une option pour le PS”.

Une motion majoritaire appuyée par Écolo. “Les patrons d’Uber plaisantent entre eux en utilisant le slogan de Chicago Boy, ‘Il vaut mieux demander pardon que permission.’ Quant à nous, nous apprécierions d’abord une explication franchea déclaré le chef de groupe John Pitseys.

Le MR veut une commission… pour les taxis

Dans l’opposition régionale, le MR s’oppose à cette motion des deux plus grands partis de la majorité bruxelloise. « Surtout, il est grand temps de convoquer une commission d’enquête sur le fonctionnement des taxis à Bruxelles et sur les relations avec certains politiques. Ce serait plus utile que de compléter avec des informations déjà connues de 2017.” claque le chef du parti Georges-Louis Bouchez (MR) sur Twitter.

Partisan de la libéralisation du marché du transport payant de voyageurs, le MR a longtemps soutenu le déploiement des plateformes dans la capitale et a défendu ces derniers mois une position « pro-LVC », contrairement au PS, historiquement réticent à proposer de nouveaux transports. . “Notre objectif n’a jamais été de défendre une entreprise en particulier, mais plutôt l’industrie LVC et ses moteurs.”, défendant le député David Weytsman (MR). “Au lieu d’appeler à une commission d’enquête sur Uber, le PS pourrait expliquer pourquoi le problème des taxis appartient au Premier ministre PS, alors qu’Elke Van den Brandt (Groen) est en charge de la Mobilité.

En tant que membre de la majorité, Défi ne dit pas qu’elle est contre le principe d’une commission, mais demande que la justice soit autorisée à faire son travail. Même son de cloche chez Les Engagés. Une commande ne suffit pas pour le PTB : “Nous devons agir maintenant pour mettre fin à Uber», dénonce la cheffe de groupe Françoise De Smedt.

En réponse au Soir, Uber reconnaît «erreur“et s’en occupe”Uber est une entreprise différente aujourd’hui.”

Rappelons qu’après huit ans de polémique, la région bruxelloise a finalement adopté un “plan taxi” qui légalise l’existence d’Uber et d’autres applications (Bolt, Heetch) sous certaines conditions. Les questions épineuses du nombre de licences et des prix font actuellement l’objet de délibérations. Le projet d’ordonnance de Rudi Vervoort prévoit un numerus clausus de 1 425 taxis et 1 825 chauffeurs de police (“road taxis”, anciennement “LVC”).

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