The Terminal List (Saison 1, 8 épisodes): Aide au sommeil patriotique – Critiques de séries et de films, Actualités

La liste des terminaux est alléchante sur le papier. Chris Pratt, Constance Wu, Taylor Kitsch, Jeanne Tripplehorn et Jai Courtney. On a quand même un beau casting qui a dû coûter cher. Amazon n’a pas non plus hésité à financer le produit, qui présente des scènes d’action. Mais le problème de The Terminal List n’est pas avec le casting, c’est avec un cruel manque d’ambition. Rien de ce que l’intrigue de cette série entreprend n’est vraiment excitant. Mis à part quelques scènes musclées qui nous réveillent entre des épisodes ronronnants, la série a du mal à se réveiller. Adapté d’un roman de Jack Carr, on débarque dans un thriller militaire et une action frétillante. Vous devez encore entasser une bonne partie de la saison pour enfin avoir une sorte de récompense dans les trois derniers épisodes. Chris Pratt (Jurassic World) a l’avantage d’être assez convaincant, mais son personnage assez linéaire ne laisse place à aucun développement. On se retrouve avec un personnage creux, vide comme les idées de la série en général.

Au cours d’une mission secrète, l’escouade Navy SEAL dont Reece faisait partie est décimée. En tant que seul survivant, il rentre chez lui avec des symptômes de stress post-traumatique. Ses souvenirs de l’événement sont contradictoires et flous, et il se sent terriblement coupable. Reece découvre bientôt qu’une organisation puissante et sombre est après lui…

La promesse de The Terminal List était de revenir à ces thrillers d’action du même genre que l’on voyait au cinéma dans les années 90. Revenir à l’essentiel était une bonne chose, mais le scénario aurait dû être à la hauteur. Ce n’est pas très agréable à regarder non plus. Les filtres gâchent certaines scènes d’action, ne rendant que quelques instants illisibles. Je ne comprends pas cette obsession de certains réalisateurs de séries de rendre l’image si sombre. Je comprends que certaines scènes aient besoin de ce genre de filtres, mais dans The Terminal List c’est désastreux à certains moments (notamment l’avant-dernier épisode). Mais même quand il fait jour à Los Angeles, on a l’impression qu’une tempête se prépare.

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The Terminal List se veut également une série hybride entre une chasse à l’homme (qui fonctionne presque correctement) et un psychodrame sur notre héros Reece. Malheureusement, la psychologie n’est pas le fort d’un scénariste. Tout est écrit avec de gros sabots sans apporter une once de subtilité. J’aurais préféré voir un personnage plus touchant entouré d’une toile d’araignée. En adaptant une série de huit épisodes, on espère que la psychologie des personnages et leur évolution joueront un rôle important. D’après ce que l’on peut voir dans cette saison 1 de The Terminal List, on a le sentiment que les scénaristes ont étiré des moments où ce n’était pas nécessaire. Dommage, car je voulais vraiment aimer The Terminal List. Sur le papier c’était parfait pour moi mais quand j’ai vu le produit j’étais toujours insatisfait.

Les dialogues sont vides et creux, l’intrigue manque de folie et les personnages sont ennuyeux. C’est ce que j’ai appris de ces huit épisodes. Antoine Fuqua, qui a mis tout cela en scène, ajoute à sa série des effets inintéressants qui finissent par rendre le produit encore moins attractif. Le casting était bon, le reste est pété sur toile cirée.

Note : 4/10. En bref, un gaspillage de talent ennuyeux et visuellement moche.

Disponible sur Amazon Prime Vidéo

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