Sous-variante BA.2, tardive vague : pourquoi la covid-19 reste à des niveaux plus élevés en Bretagne – Coronavirus



Alors que l’épidémie de covid-19 est en net recul depuis la fin janvier, grâce à l’immunité acquise pour la vaccination et les infections, la Bretagne est aujourd’hui la troisième région de France où les virus circulent le plus. Le taux d’incidence et dépasse toujours les 700 cas pour 100 000 habitants sur une semaine. Le Finistère se classe même parmi les quatre plus «mauvais élèves» parmi les départements de France métropolitaine, avec son taux de 893 calculé du 23 février au 1er mars, plus très loin de la Moselle, des Hautes-Pyrénées et des Landes… Dans certaines intercommunalités comme celles du pays de Landerneau et de Landivisiau, cette valeur dépasse encore largement les 1 000.

«On reste très prudents par rapport à cette incidence qui a du mal à décrocher dans le Finistère. On a maintenu toutes nos mesures de protection au CHRU de Brest-Carhaix », indique Éric Stindel, président de la commission médicale d’établissement. Les médecins notent également une stabilité de ses propres indiqués hospitaliers : sept personnes en réanimation, 66 en hospitalisation conventionnelle, trois cas observés en pédiatrie et sept cas d’infection traités à Carhaix.

“Rennes a pris le pic bien avant Brest”

Ce haut niveau de contaminations en Bretagne occidentale soirée “probablement lié à un décalage de phase”, selon Éric Stindel : “Cette cinquième vague a touché l’ouest de la Bretagne un peu plus tard que l’Est. Rennes a pris le pic bien avant nous et est redescendu bien avant également ». La même hypothèse est avancée par la cellule bretonne de Santé publique France ici, dans son point hebdomadaire de vendredi, indiquant que “le Finistère reste le département pour lequel la baisse est la moins importante, possiblement liée à une vague plus tardive”.

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L’émergence d’un sous-variant d’Omicron, BA.2, suscite beaucoup d’interrogations, notamment sur son impact en Bretagne. Avec huit mutations spécifiques sur sa protéine spike, ici il permet d’entrer dans nos cellules, il bénéficierait d’un potentiel de transmission accumulé de 70% par rapport à BA.1. Résultat, cette version 2 remplace, petit à petit, la version 1 de Micron. Selon l’Institut Pasteur, ici modélisé l’impact de BA.2 sur l’épidémie, qui dit «ralentit la décroissance des cas sans toutefois produire un rebond épidémique».

Ce “ralentissement de la décroissance” est constaté depuis plusieurs jours en France. Ce samedi, le nombre de cas positifs enregistrés en 24 heures (53 678) au même dépassé très légèrement celui de la semaine précédente. Sans doute un effet de BA.2 qui révèle en France déjà près de 38% des contaminations enregistrées au 21 février et est annoncé majoritaire en Nouvelle-Aquitaine.

Peu de réinfections par BA.2 après avoir eu BA.1

La Bretagne devrait toutefois connaître un décalage temporel de cet effet BA.2 : le ne pèse qu’environ 20 % des cas positifs, d’après les dernières données disponibles. Ce sous-variant se heurte aussi à une “réserve” de personnes contaminables qui se réduit, d’autant plus qu’il a été constaté que les réinfections par BA.2 chez les très nombreuses personnes déjà contaminées par BA.1, sont anecdotiques jusqu’à présent. « Cette immunité croisée est bonne, c’est plutôt rassurant », note Jean-Stéphane Dhersin, modélisateur d’épidémies au CNRS.

Autre bonne nouvelle, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a affirmé ne pas voir “de différence en termes de gravité entre BA.1 comparé à BA.2 et donc c’est un niveau de gravité similaire en termes de risques d’ hospitalisation’.

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Un rebond en France et dans la région pourrait apparaître avec le relâchement des mesures prévues le 14 mars, dont la fin du port du masque obligatoire dans de nombreux lieux en intérieur.

«Il est presque sûr que ce relâchement va contribuer à la remontée du taux de reproduction du virus (le nombre de personnes que contamine une personne infectée). Il est déjà probablement autour de 1 (au-dessus de 1, l’épidémie redémarre, NDLR)”, estime Jean-Stéphane Dhersin, note ici la difficulté de produire des modèles fiables de l’évolution de l’épidémie, compte tenu, notamment, “du changement de comportement de la population qui les fait mentir”. Autre valeur mouvante, l’immunité acquise ici s’étiolera obligatoirement avec le temps, prévient l’Institut Pasteur.

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