Rouyn-Noranda : Jusqu’à 14 cas de cancer de plus si les niveaux d’arsenic sont maintenus

Par Rouyn-Noranda, où la fonderie Horne est primée pour ses émissions polluantes, la Ddroit Luc Boileau, directeur national de santé publique, estime que le statu quo est inacceptable pour la santé publique.

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“Pour moi, maintenir les émissions d’arsenic aux niveaux actuels n’est pas durable compte tenu des effets connus sur la santé. Ces émissions doivent être réduites à un niveau acceptable », a-t-il plaidé lors d’une conférence de presse.

En juin dernier, Radio-Canada révélait que le Ddroit Horacio Arruda, alors directeur national de santé publique, avait empêché la diffusion des données sur le cancer du poumon à Rouyn-Noranda en 2019, ce qui est plus élevé dans la région. Le Ddroit Arruda aurait alors déclaré qu’il occuperait le poste de “sous-ministre”.

La Fonderie Horne pourrait être responsable de cette situation, selon de nombreux experts de la santé. Ses émissions d’arsenic dans l’air sont actuellement plafonnées par des droits acquis à un niveau de 100 nanogrammes par mètre cube, tandis que la norme du ministère de l’Environnement est plus proche de trois nanogrammes par mètre cube.

« Je pense qu’il y a une différence entre le niveau acceptable et trois nanogrammes. Les trois nanogrammes sont une norme fixée par le ministère, à laquelle s’ajoute un certain risque”, a déclaré le Ddroit Boileau, qui croit que des discussions doivent avoir lieu sur quel risque est considéré comme acceptable.

Plus de cancers

Mercredi matin, l’Institut national de santé publique a finalement publié son rapport sur la situation à Rouyn-Noranda. Si le statu quo se maintient, il pourrait y avoir de 13 à 554 cas supplémentaires de cancer du poumon par million d’habitants. Des chiffres qui tomberaient à 6,7 et 288 cas supplémentaires si les émissions de la ville étaient réduites aux normes québécoises.

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Le calcul de l’INSPQ est basé sur un scénario d’exposition 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 pendant 70 ans.

« Nous allons bien au-delà des risques normalement acceptables que nous voulons éviter lorsque nous sommes exposés à de tels polluants. Ce n’est pas parce que ces chiffres représentent des risques moindres en termes numériques que nous devons éviter les opérations associées », a expliqué le Ddroit bouileau.

Néanmoins, la Santé publique mènera d’autres études dans les prochaines semaines pour comprendre “le plus tôt possible” les causes de la situation actuelle et si d’autres facteurs peuvent contribuer à ce risque accru de développer un cancer du sein.

« Au cours des prochaines semaines et des prochains mois, nous ferons avancer ces dossiers avec transparence, rigueur et célérité. Nous ne voulons pas prolonger la joie d’étudier pendant des années pour valider des choses”, a déclaré le Dr.droit bouileau.

Fermeture éventuelle

Mardi, le premier ministre du Québec, François Legault, a déclaré qu’il n’hésiterait pas à fermer la fonderie Horne si elle ne peut pas réduire ses émissions à des niveaux considérés comme sûrs, ajoutant que des pourparlers avec l’entreprise sont en cours.


Agence photo QMI, Thierry Laforce

« Soit ils réduisent les émissions à un niveau qui respecte la santé des citoyens, soit malheureusement nous devons fermer l’entreprise. Ce sera l’un d’entre eux. Il n’y aura pas de compromis pour la santé des citoyens”, a-t-il souligné.

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Le Premier ministre avait également laissé entendre que le gouvernement pourrait fournir un soutien financier pour aider à la modernisation de l’usine, mais qu’il devait également “investir des sommes importantes”.

pressions

Depuis que la situation à Rouyn-Noranda est rendue publique, plusieurs professionnels de la santé pressent le gouvernement d’agir.

Dimanche dernier, une cinquantaine de médecins ont signé une lettre ouverte appelant à l’action du gouvernement. Le Collège des médecins et l’Association québécoise des médecins pour l’environnement ont alors donné leur appui.

Mardi, c’était au tour de l’Ordre des produits chimiques du Québec d’intervenir dans le débat alors que le gouvernement et Glencore avaient des « factures à payer » aux résidents de Rouyn-Noranda.

La Fonderie Horne veut s’améliorer

Dans un communiqué de presse, Horne Foundry, propriété de Glencore, s’est engagé à réduire « davantage » ses émissions atmosphériques.


La société a exposé sa position mercredi après-midi après la conférence de presse sur la santé publique.

«Nous ne l’avons pas encore assez communiqué, mais nous savons ceci: nous avons un plan concret pour réduire davantage nos émissions et nous nous engageons à améliorer la situation», a déclaré Claude Bélanger, responsable des opérations de cuivre en Amérique du Nord au nord de Glencore.

Selon lui, quatre actions concrètes sont en cours. Concrètement, l’entreprise aménagerait une « zone de transition » entre la fonderie et le quartier Notre-Dame pour réduire l’exposition des citoyens, améliorer et ajouter des dépoussiéreurs, implanter des projets qui rendraient cela possible

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