RoseAnne Archibald remporte une bataille clé à l’Assemblée générale de l’APN

Lors d’un vote sans équivoque tenu à main levée, les délégués communautaires de partout au Canada ont rejeté une résolution selon laquelle la chef RoseAnne Archibald devrait rester suspendue jusqu’à la fin de l’enquête sur son agression présumée.

Quatre employés de l’APN avaient porté plainte contre elle, ce qui lui avait valu une suspension décidée par le comité exécutif, composé de chefs régionaux, dont le chef de l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador, Ghislain Picard.

Une victoire importante pour le chef Archibald, qui avec cette victoire a de bonnes chances de rester en fonction à la présidence de l’APN.

Les délégués doivent considérer une autre résolution demandant le congédiement complet de Mme Archibald. Il serait surprenant que la proposition soit adoptée, compte tenu du refus des délégués de suspendre même temporairement le président.

L’autre résolution propose de maintenir RoseAnne Archibald en poste tout en réclamant un audit des finances de l’APN, une demande de la patronne, qui a joué un rôle crucial dans le différend avec son comité exécutif.

Sauf revirement extraordinaire, possible mais peu probable, Mme Archibald a de bonnes chances de reprendre pleinement ses fonctions de leader national à l’issue de cette Assemblée générale.

La requête en suspension de la chef nationale de l’Assemblée des Premières Nations RoseAnne Archibald est rejetée. Que se passe-t-il au rassemblement des Premières Nations? Geneviève Asselin reçoit Ghislain Picard pour en parler.

Dans les débats qui ont précédé le vote, il y avait une tendance à une forte opposition à la résolution.

Comment pouvons-nous demander à Ottawa des milliards de dollars pour le logement dans nos communautés alors que nous sommes incapables de créer une unité dans notre organisation? appuyé un délégué de la Saskatchewan.

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Un autre délégué a fait remarquer que le Comité exécutif, qui a temporairement suspendu le chef, n’avait pas le pouvoir de le faire. Nous avons choisi le chef, c’est à nous de décider. L’APN doit nous obéir et non l’inverseil ajouta.

Dans ce cas, le raisonnement développé par le chef Archibald lors de son allocution de mardi matin semble avoir fait mouche. Elle avait alors répété à maintes reprises qu’elle n’avait de comptes à rendre qu’aux communautés.

Un autre leader communautaire a également blâmé l’APN pour son manque de transparence, un autre argument utilisé par RoseAnne Archibald.

Comment est-ce que je réagis aux gens de ma communauté quand ils voient dans le journal que le patron a été suspendu ? je ne le savais pasdit ce chef, qui a conduit une vingtaine d’heures pour assister à cette assemblée générale.

Dans cette phase de l’assemblée générale, la stratégie du chef semble avoir fonctionné. Une stratégie qui s’est appuyée sur les collectivités avec un discours qui a bien précisé que le vrai pouvoir à l’APN se tient par le bas.

Ce vote est aussi une cuisante défaite pour le comité exécutif de l’APN. Une défaite qui augure mal pour la direction de l’organisation. Il faudra bien plus que des paroles apaisantes pour renouer le dialogue avec les partenaires régionaux et provinciaux, du moins temporairement.

C’est l’unité de l’APN.

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