RDC : Félix Tshisekedi dénonce les fâcheuses faiblesses de la MONUSCO et explique les raisons de la réévaluation de son plan de retrait

Félix Tshisekedi a rappelé mardi à la tribune des Nations unies la décision du gouvernement congolais de réévaluer prochainement le plan de retrait de la MONUSCO, convenu en application de la résolution 2556 du Conseil de sécurité de l’ONU, afin d’apporter les ajustements nécessaires à un retrait.

« Il vise à mettre fin à cette suspicion et à lever l’ambiguïté de certaines positions du Conseil de sécurité sur la crise sécuritaire dans l’est de la RDC, ambiguïté qui irrite le peuple congolais et accroît la tension entre celui-ci et la mission onusienne de stabilisation du Congo, MONUSCO que le gouvernement de mon pays a demandé une réévaluation du plan de retrait progressif et responsable de cette mission », a-t-il déclaré.

Il a réitéré la volonté de son pays de continuer à travailler avec l’ONU malgré cette demande : « Ce processus d’ajustement est rendu nécessaire par la reconnaissance unanime des faiblesses regrettables de la MONUSCO, même au plus haut niveau de notre organisation ; ce qui affecte certainement l’efficacité et la légitimité de l’action de l’ONU en RDC. La réévaluation du plan de désengagement de la MONUSCO ne doit donc en aucun cas remettre en cause les relations entre mon pays et notre organisation.

Félix Tshisekedi a également rappelé la décision et la détermination de son pays à sortir de la crise sécuritaire : « En tout cas, du haut de cette tribune de la plus haute instance internationale chargée de gérer les affaires mondiales, je réaffirme haut et fort la détermination du peuple congolais et de ses dirigeants qui toujours défendre jusqu’au moindre sacrifice l’intégrité territoriale, l’indépendance et la souveraineté de leur pays, dans le respect bien entendu du droit international et des engagements pris au sein des organisations internationales auxquelles il appartient ».

le contexte

Félix Tshisekedi compte sur les forces régionales de la Communauté des États de l’Afrique de l’Est déployées à l’est de la République démocratique du Congo. A terme, elle compte sur la mise en place d’un plan global de réforme de l’armée congolaise. Ce projet a fait un grand pas en avant avec la promulgation du Décret-loi de programmation militaire par le Président de la République et son entrée en vigueur le 16 août 2022. Cette loi prévoit le fonctionnement et le budget de l’armée pour une période de quatre ans, de 2022 à 2025. La première vague d’actions pour l’exercice 2022 a débuté le 16 août, selon le gouvernement, et vise spécifiquement le recrutement général de 18 200 hommes et la démarrage de l’industrie de l’armement. Le désarmement et la démobilisation des groupes armés figurent également parmi les premières mesures de mise en œuvre de cette loi.

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