Québec garde secret son plan de contrôle du nickel

Par conséquent, Radio-Canada n’a pas été en mesure de déterminer quelles mesures ont été prises MELCCavril pour s’assurer que les émissions quotidiennes de nickel dans l’air ambiant respectent la nouvelle limite de 70 nanogrammes par mètre cube (ng/m3).

Des inspections utilisant différentes techniques, le cas échéant et applicables, seront menées à différents endroits pour identifier les violations […] dans les secteurs adjacents aux activités portuaires, dont le district de Limoilourésume un porte-parole de MELCCFrédéric Fournier.

Le ministère s’appuie sur l’entière coopération des entreprises pour les inspections et les différents contrôles effectués par ses équipes.ajoute M. Fournier.

Cependant, des contrôles selon la norme précédente de 14 ng/m ont déjà été effectués3ce qui ne permet donc pas de comprendre comment MELCC vraiment renforcé ses contrôles comme promis.

Le ministère ne commentera pas son plan de contrôle élargi de la nouvelle norme sur le nickel afin de ne pas compromettre sa mise en œuvre. »

Une citation de Frédéric Fournier, porte-parole du ministère de l’environnement et de la lutte contre le changement climatique

Outre le MELCC affirme qu’il effectue une mise en œuvre progressivement son plan depuis le 28 avrilmais n’indique pas à quel point cette implémentation est avancée.

inquiétant et problème

Le président de l’Association québécoise des médecins pour l’environnement (AQME) ne peut pas expliquer cette attitude de MELCC. Je ne sais pas ce que cache le Ministère !commence le docteur Claudel Pétrin Desrosiers.

Contrairement aux affirmations de MELCCcroit le docteur Pétrin-Desrosiers ne croit pas que la divulgation du plan de contrôle nuirait à sa mise en œuvre.

Pour moi, il est clair qu’un plan doit être divulgué, partagé et surtout co-conçu avec les acteurs de la communauté, c’est-à-dire les personnes qui vivent dans la région. [de Limoilou]dit le docteur Pétrin Desrosiers.

Il y a une population qui est concernée et on ne lui donne aucune information […] pour lui montrer que vous essayez vraiment [pour contrôler les émissions de nickel]. N’ayant aucune idée, deux ou trois mois plus tard, je trouve problématique. »

Une citation de docteur Claudel Pétrin-Desrosiers, président de l’Association québécoise des médecins pour l’environnement
Portrait de Claudel Pétrin Desrosiers.

Claudel Pétrin-Desrosiers, médecin omnipraticien et président de l’Association québécoise des médecins pour l’environnement

Photo : Radio Canada / Patrick André Perron

aussi docteur Pétrin-Derosiers craint que la MELCC mentionne une implémentation progressivementce qui, selon lui, soulève encore plus de questions.

Cela reste flou. C’est quand ? Qu’est-ce que cela signifie? Quelles limites nous fixons-nous ? Quels délais nous donnons-nous ? Quels sont les mécanismes de capitulation ? Qu’obligeons-nous l’entreprise à faire si les normes ne sont pas respectées ? Nous n’avons pas de réponses à ces questions.

Une opportunité

la MELCC rappelé par e-mail qu’en plus de la nouvelle norme journalière de 70 ng/m3une norme annuelle de 20 ng/m3 a également été admis que introduit un aspect supplémentaire de contrôle.

Il précise également, tel qu’annoncé l’hiver dernier, qu’une huitième station de surveillance de la qualité de l’air a été ajoutée sur le territoire de la Capitale-Nationale.

Or, ces éléments étaient déjà connus. Elles ne précisent donc pas de quels nouveaux mécanismes de contrôle il s’agit MELCC équipé.

Dans la foulée des problèmes liés à l’arsenic à Rouyn-Noranda, le Dr. Pétrin-Derosiers que le MELCC aurait actuellement Bonheur Faire les choses autrement dans le dossier du nickel québécois. Cependant, elle craint un rendez-vous manqué.

À l’heure actuelle, nous recevons des signaux indiquant que ce ne sera pas différent des autres problèmes de santé environnementale que le Québec a connus au cours des dernières années. »

Une citation de docteur Claudel Pétrin-Desrosiers, président de l’Association québécoise des médecins pour l’environnement

Le 11 mai, leAQME avait demandé une rencontre avec le ministre de l’Environnement Benoit Charette pour discuter des risques pour la santé humaine liés à l’exposition au nickel.

La demande du Dr.

La ministre Charette n’a pas souhaité commenter le dossier lundi matin. Nous ne voulons pas accorder d’interview pour parler d’un plan de contrôle renforcé, qui ne doit pas être divulgué pour ne pas compromettre son efficacité.répéta son cabinet.

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