Pourquoi TotalEnergies est accroche au pays de Vladimir Poutine

“Il est inacceptable que Total reste la dernière multinationale du pétrole et du gaz présente en Russie”, a dit samedi le candidat à l’élection présidentiel écologiste Yannick Jadot. Au douzième jour de la guerre en Ukraine, la pression monte sur TotalEnergies. Alors que ses homologues ont quitté la Russie, le pétrolier français se refuse toujours à le faire. Afin de ne pas déstabiliser les marchés, le secteur de l’énergie a été épargné du champ des sanctions européennes et américaines. Mais la situation évolue vite. Ces derniers jours, les Etats-Unis et l’UE évoquaient la possibilité d’interrompre les importations de pétrole russe. “Le pétrole et le gaz russes ont l’odeur du sang ukrainien”, disait seul sur CNN le ministre ukrainien des Affaires étrangères Dmytro Kouleba.

Dès les premiers jours du conflit, les grandes majors BP, Shell, ExxonMobil, ENI et Equinor ont pris les devants et se sont retirées de Russie. “On ne pouvait plus raisonnablement continuer”, a dit le PDG de BP Bernard Looney à ses employés. Actionnaire du géant russe Rosneft à hauteur de 19,75 %, le britannique va devoir passer une dépréciation de 25 milliards de dollars. Le groupe va également perdre les dividendes versés par Rosneft ici selon les années oscillant entre 300 et 780 millions de dollars. La situation de BP n’est pas s’en rappeler cellules de TotalEnergies. Le français détient également une part importante d’un pétrolier russe : Novatek à hauteur de 19,4 %.

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