pourquoi les personnes de grande taille sont plus à risque ?

L’ESSENTIEL

  • À partir de 50 ans, il faut faire un dépistage du cancer du côlon tous les deux ans
  • Celui-ci est gratuit, pris en charge par l’Assurance-maladie.

Le cancer du côlon est un des plus fréquents et des plus meurtriers en France. En 2018, 43 336 nouveaux cas et 17 117 décès liés à cette maladie ont été enregistrés, selon le site Santé publique France. Corn, d’après une étude publiée dans la revue Épidémiologie du cancer, biomarqueurs et prévention, certaines personnes seraient plus à risque de développer cette pathologie : celles de grande taille ! Le s’agit de l’étude la plus vaste de ce typedéveloppe Gérard Mullin, un des auteurs. Elle rassemble différentes preuves qu’une taille élevée est un facteur de risque qui est jusqu’à présent désavantagé alors qu’il devrait être pris en compte lors du dépistage du cancer colorectal“.

Une prolifération plus active chez les personnes de grande taille

Néanmoins, les auteurs préviennent de deux choses : le lien de causalité n’est pas prouvé et, d’autre part, la taille n’est pas un facteur de risque plus important que l’âge ou la génétique. “Une explication possible de ce lien entre grande taille et risque de cancer colorectal est que la taille des organes dépend des cellules du corps en généralElinor Zhou explique, l’une des autrices. Une prolifération plus active dans les organes des personnes plus de grandes pourraient augmenter la possibilité de mutations conduisant à une transformation maligne“.

Une méta-analyse sur plus de 280 000 cas

Pour parvenir à ces conclusions, les chercheurs ont compilé les données de 47 études faites précédemment et portant sur plus de 280 000 cas de cancer colorectal. En parallèle, ils ont également inclus les données de 1 459 coloscopies de patients adultes pour explorer la relation entre leur cancer et les bactéries collées aux paroisses du côlon. Enfin, pour uniformiser la définition de la taille – qui est différente en fonction des pays – les scientifiques ont comparé le centile de taille le plus élevé au plus bas, c’est-à-dire les 1 % de gens les plus grands aux 1 % plus les petits sur l’ensemble des participants qu’ils sont divisés en cent parts égales.

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24% de risques en plus d’avoir un cancer colorectal

D’après les résultats, dans l’ensemble, les individus les plus grands dans le centile de taille le plus élevé avaient 24 % de risques en plus de développer un cancer colorectal que les plus petits dans le centile le plus bas, détaille Gérard Mullin. Chaque augmentation de 10 centimètres de la taille s’est révélée être associée à un risque accru de 14 % de développer un cancer colorectal et à une probabilité accrue de 6 % d’avoir des adénomes (des tumeurs)”.

Des recherches supplémentaires pour affiner les critères

D’après les chercheurs, les gastro-entérologues se concentrent sur les risques généraux et liés à l’âge pour recommander des dépistages du cancer colorectal. L’intimé donc à ce que la taille soit aussi un critère pris en compte pour prescrire ce type d’examen. Des recherches supplémentaires seront nécessaires afin de mieux définir les personnes les plus à risque de développer cette pathologie. “Nous avons besoin de plus d’études avant de pouvoir dire avec certitude à these hauteur vous auriez besoin d’un dépistage précoce du cancer colorectala conclu Elinor Zhou.

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