Pourquoi les Girondins ont-ils aujourd’hui une bonne tête de relégué ?

Les Girondins de Bordeaux s’en remettront-ils ? Ce lundi matin, beaucoup s’est appliqué après la nouvelle défaite à domicile des Marine et Blanc face à Troyes (0-2), un concurrent direct dans la course au maintien. Ce 13e revers de la saison va faire très mal à la tête de tout un club. Il fallait voir dimanche les joueurs bordelais sortir un par un groggy des travées du Matmut Atlantique quelques minutes après le coup de sifflet final. KO debout comme tout un stade. Même les plus fidèles supporteurs du Virage Sud ont beau se taire pour la première fois de la saison.

Il y avait aussi enfin un peu de colère contre cette équipe indigne de leurs encouragements incessants depuis le début de la saison. L’un des leaders des Ultramarines, le plus grand groupe de supporteurs, a dû dissuader certains de pénétrer sur la pelouse ou de jeter des projectiles en fin de match. Un moment de lucidité alors que le mal était déjà fait depuis longtemps. Toujours bons derniers de Ligue 1, les Girondins détiennent désormais deux points de retard sur le barragiste et trois sur le premier non relégable à 11 journées de la fin de la saison. Si mathématiquement rien n’est bien sûr fait, cette équipe a aujourd’hui une bonne tête de futur relégué…

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Un niveau de jeu indigne de la L1

C’était l’Arbre qui cachait la forêt. A défaut de briller par les résultats, les Bordelais le produisent par intermittence par le jeu cette saison. Mais contre Troyes, il n’y a tout simplement rien eu. A Clermont, il y a une semaine, cela n’avait déjà pas été très glorieux. Ce dimanche, les Girondins ont carrément touché le fond en première mi-temps avec un niveau technique apocalyptique illustré par Oudin et Adli. « Il y a eu très peu de justesse. Notre possession à été stérile. On aurait pu jouer des heures sans marquer je pense. Il faut vraiment que les joueurs élèvent leur niveau technique et leur exigence la-dessus », à reconnu David Guion. A commencer par réussir l’enchaînement de base de tout footballeur, contrôle-passe. Oui, les Girondins en sont là.

Et que dire de la défense. Alors que David Guion semblait avoir trouvé quelques solutions, elle a replongé face aux Troyens. Ces derniers auraient pu rentrer à la mi-temps avec deux ou trois buts d’avance, il n’y aurait pas eu grand-chose à redire. Pareil si Marcelo avait exclu en tout début de match. Comme très souvent cette saison, la défense bordelaise une affiche à un niveau catastrophique à l’image des prestations de ses deux pistons, Mensah et Pembélé, auteurs d’un nombre incalculable de ballons perdus. 24 pour le second, record du match. Au final, les Marine et Blanc continuent d’aligner les records (neuf penaltys concédés cette saison, 65 buts encaissés, aucun clean-sheet). Results des courses, yes en plus de take but sur but, les Girondins ne sont plus capables de jouer et marquer… La mission est impossible !

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Les signes du destin qui ne trompent pas

Au-delà des carences profondes de cette équipe bordelaise aujourd’hui, il y a aussi le facteur chance ou plutôt malchance qui poursuit cette saison les Girondins. Ces petits détails qui vous font dire qu’ils n’échapperont pas à la relégation. Face à Troyes, le premier penalty inscrit contre son camp par Gaëtan Poussin en est un. Le gardien bordelais était pourtant parts du bon côté, comme sur le second, ma le ballon lui a finalement échappé pour finir quelques centimètres derrière la ligne. Dans le même style, le rappel ce mais complètement gag encaissé il y a deux semaines face à Monaco. Quand c’est noir, c’est noir.

Le ballon est passé sous Gaëtan Poussin sur le premier penalty.
Le ballon est passé sous Gaëtan Poussin sur le premier penalty. -Romain Perrocheau/AFP

Dans ce contexte, les Girondins n’oublient pas non plus l’arbitrage. Et c’est vrai que ça tourne rarement en leur faveur depuis le début de la saison. La première sanction de l’Estac est en effet très discutable alors que Ui-Jo Hwang aurait peut-être pu en bénéficier d’un pour les Girondins. « Les joueurs ont été très frustrés par arbitrage (sept cartons jaunes). Ce sont des matchs où, psychologiquement, le corps arbitral doit prendre en considération l’aspect du match. L’arbitre a raté son match mais ça arrive. Après ça devient récurrent avec Bordeaux et ça commence à faire beaucoup », se souvient David Guion alors qu’Admar Lopes, le directeur technique du club, s’en est pris à Ruddy Buquet à la fin du match.

Plus aucun levier

C’est peut-être la chose la plus préoccupante pour les Bordelais. Le n’y a aujourd’hui plus aucun levier pour la direction après avoir fait le ménage dans le vestiaire puis changé de coach. Que peut faire de plus Gérard Lopez à tenter de secourir ses joueurs ? Ce dimanche, il s’est notamment entretenu longuement avec son capitaine, Josuha Guilavogui, après la rencontre. Admar Lopes lui a échangé avec d’autres joueurs. Le milieu de terrain résume la situation actuelle au micro de Prime Video :

« Ça commence à être compliqué. On peut parler, se dire de belles choses, se charmer, mais à la fin quand il n’y a pas de victoire, ça reste que des mots. Quand vous faites un match comme ça, c’est mieux de fermer sa bouche et de rentrer. “

Pourtant, le va bien falloir trouver des solutions pour David Guion alors que les Girondins s’apprêtent notamment à se déplacer à Paris, Lyon et Lille. Que du costaud. «C’est une grosse déception pour tout le monde mais je suis venu ici pour maintenir le club. Le reste 33 points. Moi, j’y crois », a conclu l’ancien entraîneur du Stade de Reims. Il n’est pas encore le seul. Mais depuis dimanche, le y en un de moins en moins.

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