PORTRAIT. Les « Grands Buffets » en voie de disparition : qui est leur fondateur Louis Privat, entrepreneur généreux et innovant ?

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Le gigantesque restaurant Les Grands Buffets est indissociable de la personnalité de son fondateur, Louis Privat. Ce passionné est à l’origine du concept il y a 33 ans et en a fait une maison d’exception. Portrait.

Pas de Grands Buffets sans Louis Privat. Narbonne doit son restaurant, aux assiettes aussi vertigineuses que son chiffre d’affaires, à cet homme d’affaires généreux à l’enthousiasme enfantin et aux idées novatrices. L’homme d’affaires et amateur d’art de 69 ans se réjouissait l’été dernier dans les colonnes de La Dépêche de la “version quasi définitive” de son restaurant après 33 ans de développement continu. Une déclaration irritée par sa récente envie de déménager son établissement.

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Agrandissements, transformations, changements de décoration, évolution de la carte… les Grands Buffets n’ont cessé d’évoluer depuis leur création en 1989. Là où d’autres auraient succombé à la tentation de monter des franchises avec des recettes solides et des pièges, Louis Private a toujours préféré réinvestir les bénéfices dans un seul restaurant pour l’améliorer au maximum. Avec une vision claire en tête. « Je voulais créer une entreprise solide qui a la force d’une institution. Un endroit spectaculaire, très théâtral, mais où les gens se sentent décomplexés”, a-t-il expliqué. Avec des principes déjà affirmés : la tradition culinaire française grâce au savoir-faire des équipes.

Passionné de gastronomie et de vin, d’histoire et de savoir-vivre français, collectionneur de tableaux contemporains comme d’objets culinaires anciens, Louis Privat a fait ses premiers pas dans la gastronomie à Leucate, dans « La Côte de Rêve ». C’est dans cette institution au fond de la mer qu’il teste pour la première fois sa recette du succès : belle décoration, assiettes généreuses, ambiance festive… et surtout, faibles marges.

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Le meilleur rapport qualité prix

Louis Privat aime faire plaisir, et en inondant la haute société perpignanaise de bouteilles de champagne, la mayonnaise prime. Petit à petit, sa Dream Coast devient le « place to be », un endroit pour s’amuser, bien boire et bien manger dans un cadre unique. Au fil des années, les produits sont devenus de plus en plus sophistiqués (notamment de beaux poissons entiers), les prix ont augmenté et la clientèle s’est élargie. C’est le modèle de Louis Privat ! Tout au long de sa carrière, il s’efforcera d’obtenir le meilleur rapport qualité-prix en réduisant au maximum ses marges et en privilégiant le volume.

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En 1989, remportant l’appel d’offre de la Mairie de Narbonne pour l’exploitation d’un espace de 1 200 m2 au cœur du complexe sportif, il y crée la cafétéria Liberty avec un buffet à volonté inspiré du Club Med. chez les voyagistes, attire d’innombrables bus touristiques et est même copié à l’étranger. En 2008 les Grands Buffets s’y sont déroulés. La décoration extravagante s’inspire de la Belle Époque. Les plats se multiplient et sont dignes des meilleures brasseries françaises. Mais l’ambiance reste simple. Le lieu doit être accessible à tous.

“La réussite commerciale est importante pour moi, pas forcément la réussite financière”, explique Louis Privat, qui nie avoir le goût du luxe. En tant que mécène, il soutient des artistes, mais aussi des initiatives humanitaires, tout comme lui, avec son ami humoriste et vigneron Pierre Richard, a sensibilisé ses clients à la cause de l’Amazonie.

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Aujourd’hui, les Grands Buffets sont le plus grand restaurant de France avec un chiffre d’affaires de près de 20 millions d’euros. Son buffet à volonté à 47,90 euros attire une clientèle de toute la France et même des pays limitrophes. Malgré ce succès, son fondateur reste un homme humble, résidant en Grèce plusieurs mois par an, mais peu friand de scintillement.

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