Monkeypox se propage en Europe

Après les États-Unis et plusieurs pays européens, notamment l’Espagne et le Portugal, le monkeypox touche la France et l’Allemagne. Alors que la plupart des cas ne sont actuellement pas graves,…

Après les États-Unis et plusieurs pays européens, notamment l’Espagne et le Portugal, le monkeypox touche la France et l’Allemagne. Alors que la plupart des cas ne sont actuellement pas graves, cette poussée inhabituelle en dehors de l’Afrique est une source de préoccupation pour les autorités sanitaires.

“À ce jour, au moins huit pays (européens) – le Portugal, l’Espagne, l’Allemagne, la Belgique, la France, l’Italie, le Royaume-Uni et la Suède – ont signalé des cas de monkeypox”, a déclaré Hans Kluge, chef de la branche européenne de l’Organisation mondiale de la santé. Organisation (OMS).

“Des cas similaires et plus récents ont également été signalés en Australie, au Canada et aux États-Unis”, a-t-il déclaré.

Selon l’OMS, un total de 80 cas ont été confirmés et environ 50 autres sont en cours d’investigation.

Ce décompte, qui devrait se poursuivre dans les prochains jours, ne concerne que les pays où la présence de patients atteints de monkeypox est rare. Elle est présente en temps normal dans 11 pays africains considérés comme « endémiques ».

Cette maladie est une cousine moins dangereuse de la variole, qui a été éradiquée il y a une quarantaine d’années. Il provoque initialement une forte fièvre et se transforme rapidement en une éruption cutanée croûteuse, en particulier sur le visage.

Il a remporté la France et l’Allemagne vendredi, chaque pays ayant un cas confirmé par ses autorités sanitaires.

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– Une souche bénigne –

En France, il s’agit d’un homme de 29 ans originaire de la région parisienne qui n’a jamais voyagé dans un pays où circule le virus. Dès qu’on a suspecté qu’il était infecté, cette personne a été soignée et, faute de sérieux, est depuis isolée à domicile.

En Allemagne, ce sont les autorités médicales militaires qui signalent un cas isolé dans une clinique de Munich. En Espagne, le ministère de la Santé a identifié 7 cas confirmés et 23 cas positifs par PCR de “variole non humaine” qui “doivent encore être séquencés pour déterminer le type de variole”. 23 cas ont été confirmés au Portugal.

Ils viennent s’ajouter à une vague lancée au Royaume-Uni, où les premiers patients ont été repérés début mai.

Ces cas ne sont actuellement pas graves. Bien que ce soit certainement le début, ils semblent avoir évolué à partir d’une souche virale plutôt bénigne avec un taux de mortalité de 1 %. Ce chiffre doit également être relativisé car il concerne les pays en développement où les systèmes de santé sont moins performants.

“Il convient de souligner que la plupart des cas actuellement étudiés en Europe sont bénins”, a souligné Klug. « Le monkeypox est généralement une maladie qui (…) disparaîtra d’elle-même après quelques semaines sans traitement. »

Ce qui inquiète cependant les autorités sanitaires, c’est le fait que ces cas surviennent simultanément dans de nombreux pays, chez des personnes qui, pour la plupart, n’ont eu aucun lien direct avec les pays où la maladie sévit.

– Suivi des « cas contacts » légers –

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Depuis 2017, des cas isolés, notamment en provenance du Nigéria, ont certes été détectés dans plusieurs pays, notamment au Royaume-Uni, sans que des épidémies ne se produisent.

Mais “ces derniers temps, l’alerte est relativement différente : les signalements effectués correspondent à des cas de personnes qui n’ont pas voyagé dans les pays où circule normalement le virus et qui n’ont pas eu de contact avec des personnes revenant de ces pays”, a souligné vendredi lors d’une conférence de presse. Cabinet Alexandra Mailles, épidémiologiste à Santé publique France.

De plus, ces cas sont survenus principalement, mais pas exclusivement, chez des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes.

De nombreux chercheurs insistent sur le fait qu’il est trop tôt pour conclure que le virus a évolué pour être transmis sexuellement. Mais l’émergence de ces multiples cas dans le monde pose la question d’un risque accru d’infection.

Le monkeypox est généralement transmis à l’homme par des rongeurs sauvages ou des primates. Mais la transmission interhumaine est également possible, par contact direct avec des lésions cutanées ou des muqueuses d’une personne malade, ainsi que par infection par gouttelettes.

En tout cas, les autorités sanitaires se méfient de faire des parallèles avec la pandémie de Covid qui secoue le monde depuis deux ans.

“Le suivi des +cas contacts+ sera beaucoup plus facile qu’avec le Covid : contrairement au virus SARS-Cov2, une personne infectée n’est pas contagieuse avant l’apparition des symptômes”, a noté Mme Mailles.

ito-jdy/fmp/ou

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