Meurtre de Samuel Paty : marteau en poche, visage caché, peur… ses derniers jours racontés dans un reportage

Deux ans après le meurtre de Samuel Paty, nos confrères du Parisien reviennent sur les jours qui ont précédé la mort de l’instituteur.

le sentiment d’être en danger. Selon un rapport d’enquête sur le meurtre de Samuel Paty, tué par un jeune homme radicalisé le 16 octobre 2020, le professeur d’histoire-géographie ne s’est pas senti en sécurité dans les jours qui ont précédé sa mort.

“Un homme isolé et tourmenté”

En effet, le sondage a souligné son «ressentait une profonde inquiétude“avant son assassinat dans les Yvelines, “compte tenu de l’ampleur et de l’agressivité de la polémique” qui le visait, selon un rapport d’enquête révélé Le Parisien ce lundi 21 novembre

La descente aux enfers du professeur débute le 6 octobre après la projection d’une caricature de Mahomet. Il ne faut pas longtemps pour que le collège reçoive des messages menaçants.

Le 10 octobre, le professeur a envoyé un e-mail à ses collègues dans lequel il expliquait qu’il était menacé par des islamistes locaux.

“Je ne l’ai pas reconnu”, a témoigné l’un de ces collègues, professeur d’anglais Parisiens. “Il avait clairement peur. Il était emmitouflé (…), il a caché son visage“Je pense vraiment qu’il avait peur pour sa vie”, a déclaré un autre de ses collègues, un professeur de mathématiques.

Ici, le proviseur alerte les autorités policières et le rectorat. Samuel Paty est donc accompagné de collègues dans la voiture, tire sa capuche sur sa tête et évite de se faire déposer devant sa maison.

Le rapport note que ses recherches sur Google trois jours avant la mort de l’homme de 40 ans ont montré qu’il avait peur d’entendre parler de la notion de désordre public.

Les derniers jours de sa vie était Samuel Paty un homme isolé et effrayé. « Il se rend vraiment compte que sa vie est en danger. Et là on aura un Samuel Paty qui s’habillera pour pouvoir cacher son visage à la sortie de l’école et on sent les professeurs le signaler, très stressant, très aigu”, commente Me Virginie Le Roy, l’avocate de la famille de Samuel Paty, au micro de Info France.

Selon CCTV, le professeur est rentré chez lui le jour de son meurtre et “a tiré la capuche de sa cape sur sa tête dès qu’il est sorti de l’établissement pour éventuellement se cacher” avant d’être attaqué et tué, selon le rapport. Les enquêteurs trouveront même “un marteau” dans son sac à dos.

fusible revendiqué

Après avoir donné son cours sur la liberté d’expression, un père a posté une vidéo dans laquelle il partageait de fausses informations et donnait son nom sur les réseaux sociaux.

Correspondant Le Parisienle recteur de l’université avait alerté les autorités, la police et le rectorat, mais le professeur n’avait bénéficié d’aucune protection particulière.

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