L’Institute for Climate Economics recommande d’investir chaque année 2,3 milliards d’euros en France

Le retard de la France dans l’adaptation au changement climatique est à nouveau mis en évidence par laInstitut d’économie climatique (I4CE). Dans un rapport publié jeudi 23 juin, cette ONG de référence estime qu’il faudrait investir au moins 2,3 milliards d’euros par an pour amorcer l’adaptation du pays aux inondations, canicules ou incendies.

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I4CE vise à quantifier les coûts d’adaptation au changement climatique. Dans cette première publication, l’institut a compilé une liste de 18 décisions budgétaires qui peuvent être “pris maintenant” anticiper les impacts négatifs du changement climatique et prévenir ou minimiser les dommages que ces impacts peuvent causer. Par exemple, « accroître et maintenir dans la durée les moyens dont disposent les régies de l’eau pour leurs actions en faveur du grand cycle de l’eau et de la biodiversité », pour un montant de 300 millions par an ; “maintenir un budget annuel d’appui à la diffusion des bonnes pratiques d’adaptation dans la ville”, pour 500 millions d’euros ; “Prendre en charge les coûts supplémentaires pour augmenter les exigences d’une construction durable et tournée vers l’avenir lors de la construction de bâtiments d’enseignement et de recherche”, pour 500 millions

Selon I4CE, la politique d’ajustement en France est encore trop timide. “Nous ne partons pas de zéro. Des mesures ont été prises, mais compte tenu de l’ampleur des problèmes, elles restent largement insuffisantes. Pourtant, le savoir-faire existe déjà, comme à Romorantin, où une MJC a été entièrement repensée et reconstruite pour faire face au risque d’inondation.

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Dans ce bâtiment, la petite cuisine du rez-de-chaussée est montée sur des supports pour éviter les risques d’inondation. “En Floride, pendant l’alertedit l’architecte Eric Daniel Lacombe, Ils ont des plateaux pour placer tous leurs meubles et les monter au niveau du plafond. Une fois l’alarme passée, ils font tout redescendre sans perdre grand-chose.” Cet exemple est assez symbolique. Tout d’abord, il a fallu redistribuer les pièces et notamment le rez-de-chaussée.

« On ne peut plus utiliser le rez-de-chaussée, c’est le premier constat. La réception et l’administration sont au premier étage. Il faut se dire qu’il y a des endroits qu’on perd et des endroits qu’on va gagner.”

Éric Daniel Lacombe, architecte

chez franceinfo

La MJC a également des portes amusantes qui tournent pour laisser passer l’eau lorsqu’elle remonte. “Les portes du rez-de-chaussée sont des portes qui s’ouvrent dans le sens du courant, ramasser l’architecte. Cela m’a valu d’horribles bagarres avec les charpentiers, qui m’ont dit : « Mais monsieur l’architecte, vous vous trompez. Une porte, elle s’ouvre toujours vers l’intérieur ou toujours vers l’extérieur.'”

L'architecte Éric Daniel Lacombe devant la MJC de Romorantin (ETIENNE MONIN / RADIO FRANCE)

Essentiellement, l’adaptation consiste ici à gérer les risques. De plus, devant le bâtiment, nous voyons de grands pontons métalliques avec une ligne jaune, qui s’élèvent par endroits à près de quatre mètres de hauteur.. “La ligne est le niveau de l’eau quand c’est arrivé en 2016. Nous continuons à chérir un souvenir, pas seulement avec une ligne d’inondation, mais avec un lieu entier. Il y a six ans, l’inondation avait détruit cette MJC. Il se trouve sur un bras de rivière, en zone inondable, mais aussi en centre-ville.

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“Il aurait été insensé et inepte de raser cette MJC, raconte Jeanny Lorgeoux, le maire de Romorantin. Nous ne sablons pas un centre-ville vieux de plusieurs siècles.” La rénovation a coûté près de 3 millions d’euros. Il a également fallu enlever le béton autour du bâtiment afin de rendre le passage de l’eau plus lisse si nécessaire et de contourner le manque de culture du risque côté assurance. “Le drame de l’assuranceregrette Jeanny Lorgeoux, c’est comme si la compagnie d’assurance vous disait : « Je suis prêt à payer 80 %, mais cela doit être fait de la même manière. Puisqu’il faut s’adapter, on ne peut pas faire comme ça.

Pour se spécialiser dans la personnalisation, l’architecte Éric Daniel Lacombe s’est inspiré de ce qui se fait déjà, notamment au Japon et aux Pays-Bas. A Romorantin, il conçoit un quartier parfaitement adapté aux risques d’inondation.

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