Ligue 1 : “On va être attentifs”, reconnaît Aulas, en pensant à l’avenir de Bosz sur le banc d’orientation

Les jours de Peter Bosz sont-ils comptés à la tête de l’équipe lyonnaise ? A priori pas à court terme. Mais la question peut légitimement se poser. Dimanche dernier, l’OL s’est incliné face au PSG (0-1) sur sa pelouse du Groupama Stadium. Une troisième défaite pour les Gones après Lorient (3-1) et Monaco (2-1) qui fragilise encore plus le technicien néerlandais.

Cependant, Jean-Michel Aulas, le Président, décide de ne rien changer pour le moment. “On ne remettra pas tout en cause, même si perdre est insupportable”, explique-t-il dans L’Equipe. Mais ne prend-on pas un risque supplémentaire si on échange la 6e place au jour 8 avec 13 points ? Ce n’est pas raisonnable, mais dire qu’on n’y a pas pensé, non. Nous serons prudents. La réponse à la question est que nous mettons le formateur et tous les collaborateurs dans les meilleures conditions possibles de réussite. Et si on est 8e à la fin de la saison, j’aurais abandonné plus tôt. »

Personne ne sait encore si Peter Bosz passera l’hiver à Lyon. La direction devrait faire le point au moment du cessez-le-feu du 15e jour imposé par la Coupe du monde. Le calendrier qui attend son groupe est moins favorable, avec des confrontations à venir contre Lens, Toulouse, Rennes, Montpellier, Lille, Marseille et Nice. « Si tu changes d’entraîneur avant d’aller à Lens, Rennes, Nice, tu mets celui qui arrive en situation… Par contre, si tu es persuadé que tu as le bon entraîneur, il ne t’emmènera pas à ces matchs-là. lâchez prise, il va les gagner et je préfère être à ma place que Lens, Rennes et Nice, même s’il (Nice) change d’entraîneur… Bien sûr qu’il peut y avoir de la peur, mais on s’en sortira et ce n’est pas l’entraîneur qui le fait qui est responsable. »

Néanmoins, l’opinion publique peut aussi peser. Surtout quand c’est le prospect lui-même : « Des critiques sur les réseaux sociaux ? Bien sûr que ça m’énerve, mais je pense que ceux qui disent que je suis dépassée sont plus que moi. C’est l’avantage d’avoir 35 ans d’expérience et 60 titres au compteur. Ça veut dire que si je devais changer de poste avec Vincent (Ponsot, directeur du football de l’OL) et Bruno (Cheyrou, responsable du recrutement) je le ferais, mais aujourd’hui je suis convaincu que changer n’est pas la bonne solution. » Ordonne désormais à Peter Bosz et à son équipe de s’entendre avec lui lors des prochaines réunions. A commencer par le difficile trajet jusqu’à Lens dimanche.

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