Les vagues de chaleur comme les tempêtes et les ouragans auront-elles bientôt des noms ?

Cette semaine, l’Europe sera frappée par une nouvelle vague de chaleur. Les vagues de chaleur, de plus en plus fréquentes sous l’influence du changement climatique, ont des effets dévastateurs sur la planète et la santé humaine, comme en témoignent les méga feux de forêt. À tel point que les climatologues ont récemment statué que la période estivale était devenue la “saison la plus dangereuse de l’année”. Et selon une étude publiée le mois dernier, l’Europe occidentale serait trois à quatre fois plus exposée aux canicules que les autres régions du monde à la même latitude.

Rendre les vagues de chaleur plus visibles

L’année dernière, la conseillère pour le développement durable d’Athènes, Eleni Myrivili, a souligné la nécessité de donner un nom aux vagues de chaleur. “L’idée de rendre les vagues de chaleur plus visibles en les nommant et en les catégorisant par gravité changerait la donne. Cela aiderait les gens à comprendre la menace imminente et permettrait aux décideurs politiques d’adopter des politiques qui les protégeraient mieux », a-t-elle déclaré au journal The Guardian.

Un débat qui ne cesse de revenir sur le devant de la scène et dans lequel l’ONU est récemment intervenue pour annoncer que cette mesure n’était pas à l’ordre du jour, arguant qu’en ce moment les phénomènes sont “trop ​​locaux”, a déclaré Clare Nullis, porte-parole de l’Organisation météorologique mondiale.

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L’Espagne a nommé la canicule de juillet

Pourtant, certains pays n’ont pas attendu de recevoir le feu vert des Nations unies pour baptiser les canicules qui frappent leur territoire. C’est notamment le cas de l’Espagne, qui a choisi le prénom “Zoé” pour baptiser la canicule très intense qui a frappé Séville en juillet dernier, avec des températures dépassant les 40 degrés. Le pays a également lancé un système pilote de classification et de dénomination des canicules, rappelant “l’intérêt pour la santé publique de pouvoir déclencher rapidement une intervention d’urgence en cas d’alerte canicule”.

Selon une importante étude publiée l’année dernière, la chaleur combinée au froid serait responsable de 5 millions de décès par an dans le monde. Nommer ces canicules serait donc un bon moyen de sensibiliser. Les critères de recherche d’un nom sont multiples : vous pouvez opter pour la solution classique des prénoms masculins et féminins, comme c’est le cas pour les tempêtes et ouragans. Ou inspirez-vous des Italiens qui ont surnommé la canicule d’août 2021 “Lucifer”. Sachant que le mercure en Sicile est monté à 48,8° cette année, il a dû faire une chaleur d’enfer en effet !

« TotalEnergies nº1 », citera-t-on des noms d’entreprises multinationales ?

Enfin, les scientifiques vont plus loin dans la dénomination des canicules en proposant d’utiliser celles des entreprises qui émettent le plus de CO2. Par exemple, l’économiste français Maxime Combes propose d’appeler la canicule de juin 2022 “TotalEnergies nº1”.


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