La défiante Madeleine Riffaud, 98 ans, affirme avoir passé 24 heures sur un brancard et dénonce “l’état déplorable du secteur de la santé”.

Elle dit avoir passé 24 heures aux urgences sur la même civière et sans rien à manger. Madeleine Riffaud, résistante de 98 ans et ancienne journaliste de guerre, a adressé une lettre ouverte à l’AP-HP. La lettre a été publiée sur Internet le lundi 19 septembre. Elle annonce son traitement le 4 septembre à l’hôpital Lariboisière à Paris et tient à alerter sur le manque de moyens dans les hôpitaux.

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Madeleine Riffaut dit avoir attendu 12 heures pour avoir un demi-verre d’eau tiède. Lorsqu’elle se présente aux urgences après des complications liées au Covid, elle est accompagnée de plusieurs proches, dont Jean-David Morvan, auteur de bandes dessinées, notamment sur son parcours de résistante. “Nous sommes arrivés aux urgences et avons été bannis de la maison – ce que je peux comprendre. Mais on nous a dit que nous serions rappelés plus tard et puis plus rien.raconte l’auteur à franceinfo.

Jean-David Morvan découvre 24 heures plus tard que Madeleine Riffaud vient d’être transférée dans un hôpital privé : “Lorsque nous l’avons rencontré à la clinique, nous avons réalisé que les choses n’allaient pas bien et elle l’a dit dans sa lettre ouverte.” The Resilient Who is Blind raconte le froid, la faim, les cris des autres patients refoulés à la porte des urgences et les infirmières débordées qui courent partout. répartir les superviseurs “ça fonctionne”de “J’arrive”mais “personne n’est venu”décrit Madeleine Riffaud dans sa lettre.

Pour autant, elle ne blâme pas le personnel soignant. Après avoir couvert la guerre du Vietnam pendant sept ans, l’ancienne journaliste est engagée comme infirmière dans un hôpital de la capitale. De cette expérience elle écrira un livre sur le système de santé intitulé « literie de la nuitpublié en 1974. “La bonne chose à propos de Madeleine, c’est qu’elle ne s’en prend jamais aux infirmières ou à qui que ce soit. Pour eux, c’est le système qu’il faut vérifier.dit Jean David Morvan.

Dans un communiqué, l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris annonce sa version et retrace notamment son parcours : assistance à 12h10, répétitions à 12h43, scanner à 17h25. “Le patient s’est présenté à 12h10 le 4 septembre 2022, seul en ambulance, aux urgences de l’hôpital Lariboisière. Elle est accueillie par l’infirmière d’accueil et d’orientation, placée dans le circuit de soins du service et examinée à 12h25 par le médecin chef qui ordonne un certain nombre d’examens. Des prélèvements biologiques ont été effectués à 12h43 et un scanner a été réalisé à 17h25. Dans la soirée, le patient a été transféré dans la zone de court séjour des urgences. Le matin du 5 septembre, après la visite médicale, la patiente est transférée dans une autre structure sanitaire adaptée à sa situation médicale.» écrit l’AP-HP dans un communiqué publié ce mardi 20 septembre.

dis ça « Des gestes techniques, des soins et un suivi ont donc été mis à la disposition de la patiente de manière régulière tout au long de son traitement», précise enfin l’AP-HP, «regretter très sincèrement comment la patiente a vécu ses soins et qu’elle ne s’est pas sentie suffisamment soutenue. Nous nous efforcerons de préciser rapidement et pleinement les conditions dans lesquelles elle a été informée et assistée tout au long de son séjour à l’hôpital Lariboisière AP-HP.

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