“La carte au trésor”: pourquoi vous verrez moins d’hélicoptères cette année

REGARDER LA TÉLÉVISION – La carte au trésor est de retour sur France 3 ce mercredi 6 juillet (à partir de 21h10). Les candidats rouges et bleus s’affronteront au cœur du massif de l’Estérel, sur un terrain qui comprend Roquebrune-sur-Argens et Saint-Raphaël (Var), entre autres.

Mais cette année, vous ne verrez pas souvent les hélicoptères des candidats à l’écran. La production a décidé d’introduire de nouvelles règles pour pousser les concurrents à trouver les indices sans multiplier les voyages aériens superflus.

Un puzzle sans hélicoptère a été conçu pour inciter les participants à naviguer seuls ou à utiliser des modes de transport alternatifs tels qu’un bateau ou un vélo. Un deuxième défi appelé The One-Flight Puzzle les oblige à élaborer des stratégies et à tenter leur chance car ils ne peuvent utiliser leur hélicoptère qu’une seule fois dans tout le puzzle.

“Le but de ces nouvelles règles est de pimenter le jeu et de surprendre les concurrents”, explique le producteur Pierre-Antoine Boucly au Huff Post. Cela nous permet aussi d’explorer différents territoires, par exemple en jouant dans des univers pleinement urbains, comme à Saint-Raphaël dans l’émission de ce mercredi soir. Et cerise sur le gâteau, nous pouvons réduire nos émissions de CO2.

Une économie de carburant de 14%

De nouvelles règles étonnantes qui témoignent de la volonté de l’émission de faire des efforts alors que la question du réchauffement climatique est aujourd’hui une préoccupation majeure.

Le programme vise donc à réduire ses émissions de carbone d’une saison à l’autre en optimisant l’utilisation des hélicoptères et en réduisant les temps de vol. Une promesse qui se concrétise très concrètement lors du tournage.

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“Dans les airs, les concurrents ont désormais peu de temps pour réfléchir car on demande aux pilotes de choisir des trajectoires efficaces pour réduire les temps de vol et donc la consommation”, poursuit celui aux commandes de 99% Media, producteur exécutif du programme. Nous réduisons la vitesse des hélicoptères et effectuons des manœuvres moins énergivores.

Globalement, la production estime que grâce à ces nouvelles règles et aux consignes données aux pilotes, ils ont économisé 14% de carburant par rapport aux années précédentes. Cela équivaut à entre 3 000 et 5 000 litres de carburant pendant le tournage de la saison en huit parties, si l’on se fie aux données de consommation que la production envoie à nos collègues. vérifier les messages en août 2020 (entre 2500 et 4000 litres de carburant par émission).

Parallèle à, La carte au trésor compense les émissions de CO2 de ses hélicoptères avec Reforest’Action depuis 2019, en participant à un programme de reforestation d’arbres en France et dans le monde dans des zones souffrant de la déforestation. Cette approche était une première réaction aux détracteurs de l’émission, qui dénonçaient une programmation trop énergivore.

Mieux consommer l’huile de friture et le drone

D’autres mesures sont également mises en place pour tendre vers la neutralité carbone. Notamment le fait que les équipes voyagent en train plutôt qu’en avion ou encore consomment localement. Mais Pierre-Antoine Boucly espère que l’émission pourra aller plus loin dans les années à venir. L’une des idées est de tester le fameux Evtol (Electric Vertical Take Off and Landing), un type de voiture électrique volante qui serait prête pour les JO de 2024. comme nous l’évoquions dans Le HuffPost de janvier 2021 dans la vidéo ci-dessous.

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“Nous sommes très intéressés par EVTOL et aimerions être les premiers à l’utiliser”, annonce la production. Jusque là, La carte au trésor attend les recommandations d’Airbus pour l’utilisation de biocarburant issu du recyclage des huiles alimentaires usagées. Et espère plus de flexibilité dans l’utilisation de drones déjà intégrés au dispositif de l’émission pour filmer des séquences spécifiques.

“Aujourd’hui, nous ne pouvons pas faire voler un drone au-dessus d’une ville sans d’abord évacuer les rues et autres espaces publics. Le problème ne se produit pas dans un hélicoptère. Nous nous engageons à permettre des drones plus performants, pilotés par des pilotes professionnels. Le gain serait énorme », conclut Pierre-Antoine Boucly, qui espère une évolution de la loi sur ce dossier.

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