Énergie nucléaire : cinq centrales nucléaires sont autorisées à déroger aux réglementations environnementales

Pour assurer “la sécurité du réseau électrique”, les centrales nucléaires du Blayais, de Saint-Alban-Saint-Maurice, de Golfech, du Bugey et du Tricastin peuvent continuer à rejeter leurs eaux usées dans les cours jusqu’au 11 septembre. d’eau, malgré la canicule qui augmente déjà sa température. Et ce malgré les possibles effets négatifs sur l’environnement.

Un réseau électrique sous tension. Cinq centrales nucléaires ont obtenu une dérogation temporaire aux réglementations environnementales pour rester opérationnelles malgré les canicules successives en France.

Un arrêté publié ce samedi au Journal officiel établit “de nouvelles limites de rejets thermiques applicables aux réacteurs des centrales nucléaires du Bugey, du Blayais, de Saint-Alban-Saint-Maurice, de Golfech et du Tricastin”.

Chaque plante a ses propres valeurs limites légales pour la température de sortie de l’eau, qui ne doivent pas être dépassées afin de ne pas réchauffer l’eau environnante et de protéger la faune et la flore. Les centrales pompent en effet de l’eau pour refroidir les réacteurs avant de la rejeter.

Combiné avec un programme de surveillance avancé

Ces exceptions sont justifiées par le fait que « sans modification temporaire des limites de rejets thermiques actuelles, l’exploitant devrait arrêter l’exploitation de ces centrales nucléaires ou réduire leur production afin de limiter l’échauffement de l’estuaire de la Gironde pour le Blayais ». nucléaire, le Rhône pour les centrales de Saint-Alban-Saint-Maurice et du Bugey, la Garonne pour la centrale de Golfech et le canal Donzère-Mondragon pour la centrale nucléaire du Tricastin, tout en maintenant un niveau minimum de production d’électricité d’origine nucléaire réacteurs de centrales électriques (…) du point de vue de la sûreté du réseau électrique est une nécessité publique ».

Il est précisé que la mise en œuvre de ces mesures sera “liée à un programme renforcé de surveillance environnementale”.

Du côté associatif, cette nouvelle exonération n’est pas bien accueillie. « La centrale nucléaire du Bugey vient de recevoir l’autorisation de rejeter des eaux plus chaudes que d’habitude. Cela ne contribuera pas à améliorer la biodiversité du Rhône qui, comme tous les fleuves français, souffre des canicules estivales », a réagi l’ONG France Nature Environnement (FNE) sur Twitter.

De plus, une telle dérogation, introduite en 2006 après la canicule de 2003, n’a jusqu’à présent été mise en œuvre qu’une seule fois en France, en 2018 pour une durée de 36 heures. C’est la deuxième fois depuis l’été que l’Etat prend un tel règlement.

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