Emmanuel Macron mise sur une réforme des retraites pour être à nouveau à la hauteur de ses ambitions réformatrices

Emmanuel Macron lors d'une allocution dans la sous-préfecture de Loire-Atlantique à Saint-Nazaire, le 22 septembre 2022.

Emmanuel Macron suit de près le débarquement de la première grande réforme potentielle de son second mandat, la réforme des retraites. Et à chaque intervention, il tente de nettoyer un peu plus une piste encombrée par les réticences de sa propre majorité. Mercredi soir, au retour du président de la République de l’Assemblée générale des Nations unies à New York, le président de la République a insisté ” avoir besoin “ son projet. “Et la vérité est que si nous voulons protéger notre pays, nous devons travailler plus et produire plus de richesse dans notre pays (…) et défendre le modèle social français », a-t-il déclaré dans une interview à BFM-TV. Sans faire avancer la méthode du débat, le chef de l’Etat a fait reposer ce dossier brûlant sur les épaules de son premier ministre et de son gouvernement, responsables de la décision “comment faire” Des questions “Le plus calme possible”.

Vendredi midi, M. Macron doit déjeuner avec Elisabeth Borne pour évoquer ce dossier, entre autres. Si aucune information ne filtrait au moment de l’arbitrage, ils pourraient rapidement décider de mettre fin aux frictions dans leur camp. Alors que l’exécutif souhaite que la réforme soit mise en œuvre à l’été 2023, l’exécutif peut l’intégrer par le biais d’un amendement à la loi de financement de la sécurité sociale, qui sera à l’étude lundi 26 début 2023.

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La première hypothèse, évoquée par M. Macron lundi 12 septembre, continue de susciter l’émoi dans les hautes sphères. Après le refus de François Bayrou, suivi par des députés MoDem pour le soutenir “passage forcé”la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a répété jeudi 22 septembre qu’elle n’était pas là “pas cher”demande au gouvernement « Prendre le temps d’une consultation ». Même les ministres, pour la plupart tenus à l’écart des discussions, ne sont pas enthousiasmés par ce zèle car ils craignent qu’il ne modifie le climat social.

“Nous devons écouter les arguments des uns et des autres”

L’Elysée, qui affirme n’avoir jamais préféré une piste, fait désormais référence à Matignon. Jeudi 22 septembre, lors de sa visite aux journées parlementaires du MoDem à Guidel (Morbihan), la Première ministre n’a pas évoqué ces dossiers mais a laissé toutes les portes ouvertes : « Nous devons écouter les arguments des uns et des autres. (…) Et si nécessaire, changez, complétez. »

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Même s’il est demandé à Matignon de monter au front et d’être aux commandes, la volonté d’accélérer le calendrier vient en réalité de l’Elysée. Depuis quelques semaines, les proches d’Emmanuel Macron laissent entendre qu’il reprendra la main, en grande partie grâce à la réforme des retraites. Le but : assainir ce début de quinquennat dans lequel le président de la République se voit handicapé par sa majorité relative.

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