Des images compromettantes révélées par deux ex-employés d’André Santini

Des dossiers consultés par plusieurs médias étayent le procès intenté par deux de ses anciens employés contre l’élu pour “agression sexuelle”, “harcèlement sexuel” et “harcèlement moral”. Les deux plaignants ont également déposé une deuxième plainte pour “intérêts illégaux”.

persévérance et menaces. Un ancien huissier et ancien directeur de cabinet du maire d’Issy-les-Moulineaux, André Santini, qui a porté plainte contre lui pour “agression sexuelle”, “harcèlement seuel” et “harcèlement moral”, a enregistré leurs échanges avec la mairie d’Altosequan . Des images compromettantes d’eux Le mondemais aussi FranceInfo et Le Parisien, avaient accès et dont ils ont révélé le contenu lundi.

Dans un premier plan, André Santini ordonne à l’un d’eux, identifié sous le pseudonyme de Marc, de s’approcher de lui afin de le toucher.

“Je veux que tu restes près de moi, tu dois rester près de moi, approche-toi, encore plus près”, a-t-il déclaré.

Marc répond qu’il est “bon, là”. Celui qui est aussi vice-président de la Métropole du Grand Paris insiste.

“Non, tu n’es pas assez proche, je te veux”.

bruit de frottement

Des bruits de grincement peuvent être entendus lors d’un autre enregistrement. Selon l’ancien directeur de cabinet, ce sont des caresses sur la cuisse. “Je veux que tu sois près de moi, approche-toi, reviens, reviens”, lance le maire. Avant de menacer :

« T’es vraiment naïf, hein ! Et toi, quelle protection as-tu ? […] ce n’est pas un homme, il n’a pas de diplômes, tu dois être… rapproche-toi”.

Le ParisienElle, qui a eu accès au même enregistrement, rapporte que Marc tente alors de poursuivre la conversation en déclarant : « Je suis proche de toi […] Je suis bien là.” Mais l’élu reste :

“Non! Approche-toi, approche-toi, c’est pas mal. Moi, je t’aime beaucoup, je t’ai inventé. Les autres doivent être convaincus que tu es proche de moi (…), tu dois venir pour être proche de moi. Hé! C’est tellement, c’est con, hein ! T’es méfiant, hein… Viens ici !”.

“Tu es venu du ruisseau, tu retournes au ruisseau”

Dans l’article de France Info, l’autre homme, identifié sous le nom d’emprunt de Pierre et également victime d’attouchements, raconte un épisode marquant. Lorsqu’il revenait d’une réunion et qu’il s’était saoulé, le conseiller aurait tenté de l’embrasser.

Pierre et Marc sont actuellement en arrêt maladie. Ils ont été rétrogradés le 19 mai. La justification officielle : « Rompre les liens de confiance ». Les deux plaignants se sont rendus à la mairie pour plus d’informations, tout en s’occupant également de consigner l’échange.

« Que faites-vous ici ? », demande André Santini à leur arrivée. “On fait nos affaires”, lui dit Marc. L’ex-chef de cabinet poursuit : ‘On part comme vous nous avez dit qu’on avait le Covid’. Une allusion au fait que les deux agents et un autre employé ont contracté le virus en même temps en mai explique cette Le Parisien.

Le octogénaire répondit ironiquement :

“J’ai vraiment apprécié que le personnel ici n’ait pas été vacciné. Trois à la fois, quelle orgie ! Donc vous êtes indigne, vous avez jeté le discrédit sur l’entreprise. “.

Contacté par Le Parisien, l’avocat d’André Santini, maître Marc Bellanger, déclare qu’il portera plainte pour dénonciation calomnieuse. “Nous n’avons jamais été entendus dans cette affaire, nous n’avons jamais écouté ces enregistrements. Nous ne connaissons pas leur contexte s’il s’agit d’un montage. Il y a une réelle volonté de nuire”, lit-on dans les colonnes du journal.

Une nouvelle plainte

Le maire UDI d’Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine) est désormais également visé par une autre plainte “intérêts illégaux” déposée lundi 21 par nos confrères Infos France.

En tant que fonctionnaires, les plaignants peuvent recourir à la « protection fonctionnelle », c’est-à-dire à l’assistance juridique. Problème : André Santini a fait voter par le dernier conseil municipal d’Issy-les-Moulineaux cette protection pour sa propre défense. Les deux personnes qui l’accusent donc d’attouchements et d’un système d’influence, en revanche, ne peuvent bénéficier de ce dispositif puisqu’il n’a pas été soumis au vote. D’où son procès pour “intérêts illégaux”.

Son avocate, Christelle Mazza, a également déposé une injonction auprès du tribunal administratif de Cergy (Val-d’Oise) pour contester le rejet de la protection fonctionnelle demandée par ses deux clients.

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