Christiane Taubira, candidate à la présidentielle, “toujours active, combative et combative”

Le niveau était trop élevé. Le 2 mars, Christiane Taubira a jeté l’éponge, à trois jours de la date limite d’inscription des 500 parrainages nécessaires pour participer à l’élection présidentielle. Selon le recensement du Conseil constitutionnel, il n’a recueilli que 181 signatures d’élus. Devant ses supporters, l’ancien garde des Sceaux veut une broche aux couleurs de l’Ukraine “Mettre fin à un suspense inutile” : “Malgré les promesses faites par de nombreux élus qui n’ont pas été tenues, il est évident que nous ne pourrons pas réunir les 500 parrains nécessaires pour participer à l’élection présidentielle.”

L’ancienne ministre dit qu’elle le regrette “obstacles administratifs” et fustige également les partis politiques et “sa capacité à nuire”et leur imputer ainsi une part de responsabilité dans cet échec politique.

Le 30 janvier, l’ancienne ministre de la justice a pris la première place des primaires populaires et ses 392 000 électeurs. A l’époque, elle espérait que tous les candidats de gauche se rangeraient derrière elle, que sa stature et sa voix pèseraient aujourd’hui. Christiane Taubira s’étonne encore de ces parrainages manquants : « Vu mon parcours, vu ce que j’ai fait, vu mes engagements, vu que je m’identifie pleinement à cette société, c’est une vraie question de société, pas seulement moi. J’en ai vu d’autres, j’en verrai d’autres, car j’entends rester actif, vif et combatif.”

Lorsqu’on lui demande pourquoi elle est sortie de sa retraite politique et pourquoi elle n’a commencé que le 15 janvier, elle répond : «Je suis d’abord convaincu que j’ai une citation à comparaître éthique dans le sens où je ne peux pas continuer à rester à l’écart. J’ai ressenti la violence – mais vraiment la violence – de l’extrême droite, sa légèreté, son indécence dans l’espace public, le confort avec lequel elle peut régurgiter sa haine. Et je me dis : non, mais il faut assumer un rôle, ce n’est pas possible.

Lorsqu’elle a participé à la campagne, moins de 4 % des intentions de vote lui étaient attribuées dans les sondages d’opinion. Ses principaux adversaires dans cet indicatif régional populaire (Yannick Jadot, Jean-Luc Mélenchon, Anne Hidalgo), qui s’étaient présentés contre leur gré, avaient tous rejeté son appel à une candidature syndicale de gauche. Aujourd’hui, elle affirme qu’il ne s’agissait pas d’une candidature de plus, qu’elle a suivi l’appel des Comités citoyens Taubira 2022, mis en place bien avant son lancement. La mobilisation infaillible de ces centaines de bénévoles pour convaincre les élus de lui apporter leur soutien n’a pas suffi. “Il y a eu des sondages à sept c’est-à-dire qu’il y a un moment où il y a des gens qui croient à cette candidaturedit l’ancien ministre. Mais la question pour moi n’est pas une question de vanité ou d’ego. C’est la différence. C’est comme me dire que je dois prendre ce combat au plus haut risque.”

“Je n’ai pas cessé d’appeler à l’unité. Je n’ai pas cessé de dire que je ne réponds pas aux attaques pour donner une chance à l’unité. Je ne rends pas les coups. Et puis je me cambre. J’aime redonner, je l’a interdit.” pour me venger. Je me suis dit : je vais donner toutes les chances au syndicat.”

Christiane Taubira, ancienne candidate à la présidentielle

chez franceinfo

La Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes), ce syndicat de la gauche, a été fondée sans Christiane Taubira et après son départ. elle ne se nourrit pas “pas la moindre amertume” car “Il n’y a pas de place pour ça [sa] La vie”. Elle ne regrette pas non plus cette aventure qui lui a permis de rencontrer “des gens formidables” qu’elle continue de voir. « Le mieux, le mieuxdit Christiane Taubira. J’ai presque envie d’exprimer ma gratitude. Cela étant dit, je dirai à quel point c’est moche quand même. Comme c’est moche de ne pas avoir pu faire cette union et vraiment prendre le pouvoir. Face à la dégradation de la situation sociale, à l’augmentation du nombre de personnes tombant dans la précarité, à l’aggravation des inégalités”.

Elle regrette qu’une partie de l’électorat populaire et ouvrier se tourne vers le Rassemblement national pour régler ses problèmes : “C’est un leurre. C’est pourquoi il était urgent et impératif, voire impératif, que les gauches se retrouvent, qu’elles dépassent leur haine mutuelle et se montrent au rendez-vous. C’est vraiment la négligence de la gauche qui la fait ne pas apparaître pour ce qu’elle est en termes d’histoire et d’héritage idéologique, et même en termes de capital de gouvernance. Cette négligence de la gauche, elle refuse de prendre sa part de responsabilité. “Non, je ne le prends pas parce que ça fait vingt-cinq ans. Honnêtement, je ne le prends pas. Le rôle que je prends et c’est le plus beau que je reste à gauche.”.

Sur son avenir en politique, elle refuse aussi de trop se pencher sur son passé, ses victoires politiques et ses échecs : « La politique est pratiquée. la vie est vécue. Elle garde le mystère sur la suite qu’elle dit faire “plusieurs choses” cependant, exclut de se présenter aux élections présidentielles ou législatives. Pas de vacances non plus « Vacances ? Je ne sais pas ! » La première fois qu’elle l’a pris, elle l’a fait “Malade”. Mais toujours une vie de lutte, comme défendre le droit à l’avortement. Toujours sur le bout des lèvres, une citation comme celle-ci, reprise, par René Char sur son compte Twitter : “Je savais que s’ils me regardaient, ils s’y habitueraient.”

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