Cancer à Rouyn : Dr. Arruda nie avoir des informations cachées

L’ancien directeur de la santé publique, le Dr. Horacio Arruda, nie vouloir cacher des données sur le cancer à Rouyn-Noranda pour des raisons politiques, mais admet qu’il y a un conflit d’intérêts dû à son rôle de sous-ministre.

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Depuis plusieurs années, le travail de la Fonderie Horne, qui fait partie de la multinationale anglo-suisse Glencore, est reconnu par le service régional de santé publique de Rouyn pour avoir dépassé les normes d’émissions d’arsenic dans l’air.

Selon l’étude de biosurveillance de la région, le complexe industriel de Glencore émettrait parfois des niveaux d’arsenic dans l’air 67 fois plus élevés que la norme québécoise.

Les données de surveillance de la santé de la population de Rouyn-Noranda publiées en mai dernier montrent que l’espérance de vie dans la région est plus faible qu’ailleurs au Québec. Les bébés y naissent plus petits que dans le reste du Québec. Les maladies pulmonaires chroniques y sont également beaucoup plus fréquentes, ce qui augmente considérablement l’incidence du cancer du poumon.

Document retiré

Récemment, Radio-Canada révélait que les responsables de la santé publique savaient depuis septembre 2019 que le taux de mortalité par cancer du poumon était plus élevé à Rouyn-Noranda. La Santé publique régionale a souhaité rendre cette information publique dans le rapport de biosurveillance 2019.

Cependant, le directeur de la santé Horacio Arruda a fait retirer cet appendice.

L’ex-directeur s’est défendu pour la première fois hier. « Je n’ai jamais eu l’intention de cacher quoi que ce soit aux gens de Rouyn-Noranda », a déclaré le sous-ministre.

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« La santé publique prend très au sérieux la situation de la population du quartier Notre-Dame. [à Rouyn-Noranda] exposés à divers contaminants provenant de la fonderie Horne. »

Il affirme avoir retiré cet addendum afin de mener des études “plus robustes”. Puisque l’étude de biosurveillance visait également des informations sur les enfants et l’annexe du cancer du poumon chez les adultes, on ne voulait pas confondre la population. “J’ai décidé avec le directeur de la santé publique de la région qu’elle n’avait pas sa place dans le rapport, mais ce n’était pas caché”, a-t-il déclaré. Il souhaite également que la fonderie réduise ses émissions dès que possible. Il dit que les experts déconseillent de fermer l’usine.

survenance de conflits

Le sous-ministre assure aussi n’avoir subi aucune pression politique dans ce dossier, mais reconnaît que son rôle en santé publique, qui lui permet de conseiller les ministres, peut être déroutant.

« Je pense que la perception des conflits d’intérêts est un fait. La preuve, les gens en font remonter”, a-t-il dit, ajoutant que ce rôle lui permet aussi d’avoir “une certaine influence” auprès des décideurs.

Il prétend également que le ministère de la Santé utilise le principe de précaution dans les dossiers sur la qualité de l’air, dont le dossier sur le nickel.

Le ministre de la Santé, Christian Dubé, a également affirmé dans ce dossier qu’« il n’y a pas eu d’ingérence politique dans le Dr. Arruda a donné ».

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