Bompard est accusé d’avoir minimisé la gifle de Quatennens sur sa femme et refuse de reconnaître toute “maladresse”.

Le député insoumis a suscité la polémique en prenant la défense d’Adrien Quatennens, estimant qu’une gifle “n’est pas la même chose qu’un homme qui bat sa femme tous les jours”. Invité de BFM politique ce dimanche, il maintient ses propos tout en se défendant de minimiser l’affaire.

Manuel Bompard s’en tient à ses déclarations sur l’affaire Quatennens ce dimanche et dénonce un “procédé prémédité”. En effet, le député insoumis des Bouches-du-Rhône est critiqué pour son discours sur CNews depuis vendredi : «Une gifle n’est jamais acceptable, mais ce n’est pas la même chose qu’un homme qui gifle sa femme tous les jours“. Le fait qu’Adrien Quatennen ait reconnu avoir frappé sa femme lors d’une dispute ne signifie pas, selon lui, qu’il doive démissionner de son mandat de député. Mais les déclarations de Manuel Bompard ont suscité la polémique, y compris au sein de son camp, certains l’ont accusé avant minimisant le geste de son collègue : “être tranquille et penser‘ a répondu Raphaëlle Rémy-Leleu, porte-parole d’EELV et donc alliée théorique de la France insoumise.

Invité ce dimanche après-midi dans l’émission “Politique BFM», a-t-il déploré la polémique générée par ses déclarations, qui interviennent après quelques jours d’un enchaînement déjà difficile pour son mouvement. “Je regrette que mon jugement ait conduit à cette controverse.», a-t-il expliqué, mais a accusé les journalistes de ne pas toujours «citer toute la phrase” : “une gifle est une violence inacceptable‘ Manuel Bompard a insisté, avant de reprendre ses mots :’Je soutiens qu’une gradation des faits est nécessaire. On m’a accusé de relativiser, de minimiser : je ne banalise pas. Ai-je dit qu’une gifle n’est rien de grave ? Je n’ai pas prononcé cette phrase, tu renies mes intentions» a poursuivi le député, sans s’excuser de ses propos de vendredi : «Je ne veux voir aucune gêne“.

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Manuel Bompard a alors admis que son verdict pouvait néanmoins impliquer qu’il n’acceptait pas l’idée, défendue par des militants de son mouvement, d’un “continuum de la violence domestique” : “Je suis consciente que cela existe et que parfois, souvent, peut-être toujours, la violence conjugale commence par une gifle et qu’il faut réagir dès la première gifle” ajouta-t-il, puis précisa qu’un “La gifle est une violence, une violence grave, une violence inacceptable” mais ça “tous les faits ne sont pas les mêmes“.

Manuel Bompard a aussi réclamé, comme Jean-Luc Mélenchon sur France 2 samedi soir, que l’Etat verse un milliard d’euros de subventions aux associations luttant contre les violences faites aux femmes. Une mesure déjà proposée par les députés de la France insoumise : «Nous avons de nouveau déposé cet amendement dans la loi d’amendement cet été, mais Gabriel Attal et ses amis n’ont pas voté pour ! Quoi qu’il en soit, nous allons déposer à nouveau cet amendement en octobre, j’espère que cette fois tout le monde se réunira pour voter dessuspoursuit le député.

Interrogé sur le geste de Jean-Luc Mélenchon, qui a attrapé un journaliste du Quotidien par la joue alors qu’il tentait de l’interroger sur l’affaire Quatennens dans la rue la semaine dernière, Manuel Bompard n’y voit qu’une chose.geste taquin“.”Je l’ai vu faire exactement le même geste envers Edouard Philippe, l’ancien président du Togo, que pensez-vous qu’il y a derrière ce geste ?a-t-il déclaré aux journalistes, refusant de le condamner.

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