Aude : Un jeune père de famille condamné à 18 mois de prison pour avoir frappé sa compagne en l’humiliant

Lundi 21 novembre, un Isérois de 25 ans a été traduit en justice pour des faits survenus le 15 novembre à Saint-Couat-d’Aude. Reconnu coupable, il est emprisonné.

Tôt dans la matinée du mercredi 16 novembre, les gendarmes ont été informés qu’une jeune femme qui avait été victime de violences conjugales venait de se réfugier chez des voisins après avoir été retrouvée dans la rue en chaussettes et en simple legging. Nous sommes à Saint-Couat d’Aude dans le Minervois, rue du Languedoc. Alors que le compagnon violent n’est plus là, les gendarmes locaux sont contraints d’enfoncer la porte d’entrée verrouillée de sa maison. Dans une chambre à l’étage, ils découvrent alors qu’un enfant de 18 mois, laissé seul, pleure dans son berceau. Lors de son audition, la victime expliquera que son compagnon s’est mis à crier et à taper sur les murs car il n’a pas assez dormi à cause de l’enfant.

Puis, lorsqu’il s’est rendu compte que son compagnon s’était connecté à Snapchat pour discuter avec un inconnu, l’homme a littéralement paniqué. Il va d’abord lui tirer les cheveux et la gifler avant de baisser ses leggings pour lui gifler les fesses et les cuisses. Il est même allé jusqu’à enfoncer un doigt dans son vagin et lui demander si elle voulait qu’il la viole. La scène est extrêmement violente, mais la victime parvient à s’échapper en faisant semblant de chercher ses lunettes. Il veut lui fermer la porte au bras et la jeune femme se retrouve à moitié nue dans la rue pour demander de l’aide. Son compagnon se retourne dans la voiture pour la retrouver, elle doit se cacher avant de finalement trouver refuge chez des voisins. En cas de blessures et de stress mental, une ITT de dix jours est prescrite.

Je l’avoue, je suis devenu fou

Après avoir passé un week-end en prison, Frank est arrivé au palais de justice sous escorte policière dans l’après-midi du 21 novembre pour une audience immédiate. Le Grenoblois de 25 ans a déclaré au tribunal qu’il avait paniqué en voyant la photo de son fils sur les échanges Snapchat. “Je me suis mis en colère et je l’ai frappé. Je me suis tordu, je l’ai frappé ! Je l’avoue, je suis devenu fou.” En revanche, l’accusé nie avoir baissé les jambières de la mère de son enfant pour la frapper, tout comme il nie le viol (il ne sera pas poursuivi pour cela, ndlr) et refermé la porte au bras de sa compagne : “Je l’ai repoussée, mais elle n’est jamais tombée par terre. Je ne l’ai pas déshabillée. Je ne suis ni un meurtrier ni un violeur !” Dans l’intérêt de la plaignante, Mmee Céline Dallos a sollicité une expertise médicale pour évaluer le préjudice exact de son client : “Ce n’est pas un peu une raclée. Elle souffre toujours des blessures qu’elle a subies…”

Au parquet, la procureure Géraldine Labialle a qualifié les faits de “très sérieusement” : “C’est une humiliation intense, pour un accusé dont l’idée était de la rabaisser. C’est le blessé qui va frapper de toutes ses forces, et puis il continue à pleurer sur lui-même.” Ce qu’il fallait, c’était une peine de trois ans de prison, dont l’un était assorti d’une peine de deux ans avec sursis. Pour la défense de M.e Marion Blondeau a demandé une journée de probation. “ce qui lui permettrait de garder son emploi”. Au terme de son délibéré, le tribunal a finalement condamné Frank à trois ans de prison, dont dix-huit mois de prison avec sursis, plus deux ans. Le maintien en détention a été ordonné, ainsi qu’un rapport médical pour la victime.

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