Au bout de dix jours, le maire de Gap met fin à sa grève de la faim

Le maire de Gap (Hautes-Alpes) Roger Didier a mis fin mercredi soir à sa grève de la faim, dix jours après avoir arrêté de manger pour protester contre la fermeture de deux classes du primaire de sa commune, a-t-il indiqué jeudi à l’AFP.

Si les deux classes restent fermées, “Un poste supplémentaire a été annoncé à l’école Porte-Colombe, qui sera partagé entre les élèves allophones déjà inscrits et le reste de l’école‘, justifie Roger Didier, qui, sur les conseils de son médecin, a recommencé à manger après avoir ‘8 livres perdues“.

Un accord pour créer un nouvel emploi

Cependant, la date d’ouverture de ce nouveau poste dans cette école, dont trois classes ont été supprimées en cinq ans, n’a pas été précisée.Il a été convenu avec l’inspection des études qu’il n’y aura pas de suppression de postes dans les trois prochaines années si le nombre total d’étudiants ne diminue pas de manière significative.ajoute le maire.

dénoncer”une logique comptable où la qualité de l’éducation devrait être le seul objectifLe député de 71 ans a arrêté de manger le 11 septembre et a dormi dans son bureau de mairie pour protester contre la fermeture de deux classes du primaire de sa ville à la rentrée de septembre.

Cette convention avec l’Inspection académique fait suite à la rencontre entre la Mairie et Bernard Beignier, recteur de l’Académie d’Aix-Marseille, tenue à Gap mercredi. “Il y a eu un échange chaleureux, on ne peut pas rester indifférent quand un maire fait une grève de la faim“, a déclaré le recteur à l’AFP.

Une plainte pour « entrave à l’ordre public et au droit à l’instruction » avait été déposée

Selon lui, “la décision dûment motivée de l’inspecteur académique ne sera pas contestée“, écart avec “700 étudiants perdus depuis 2015.»

La plainte concernantEntrave à l’ordre public et droit à l’instruction“déposé le lundi soir 12 septembre par l’inspection académique suite à la fermeture de l’école Porte-Colombe par l’équipe communale non”raison de plus d’êtreêtre selon le Recteurdans une logique d’apaisement.»

Ma grève de la faim a fonctionné, mais je ne pense pas que ce soit une solution. Les élus locaux doivent être consultés avant d’atteindre de tels niveaux d’engagement» conclut Roger Didier, maire depuis 2007 et conseiller régional depuis 2015. Gap, ville préfectorale de 42 000 habitants, compte 2 335 élèves du primaire répartis en 130 classes de 20 établissements.

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