Attaque au couteau à Rodez : “Sans l’intervention des clients, il l’aurait poignardé à plusieurs reprises”

Sur une terrasse proche des faits, un jeune Ruthénois a été témoin de l’agression à l’arme blanche qui a eu lieu vers 21 heures lundi soir devant le commissariat de Rodez.

Nous l’appelons Charles pour protéger son anonymat. Avec quelques amis, le Ruthène de 30 ans profitait de la terrasse de Saint-Just ce lundi soir avant que l’attaque au couteau n’ait lieu sous ses yeux. “J’ai encore du mal à croire que c’était un non-sens !”, a-t-il témoigné le lendemain. Avant de répéter le fil de ce soir. D’abord l’arrivée devant le commissariat de l’agresseur présumé, âgé de 35 ans. “Le mec était en transe, il a sauté dans tous les sens, a frappé à la porte du commissariat et insulté des flics de tous les noms”, se souvient-il. Les deux couteaux de l’homme étaient-ils visibles ? “Ouais, il ne les a pas cachés du tout. Il a frappé à la porte d’entrée du commissariat avec eux. Quand nous les avons vus, nous avons été émerveillés. Finalement, le gars nous a demandé si nous avions un problème à le regarder. Personne n’a répondu »il respire

« Pourquoi la police n’est-elle pas sortie pour l’arrêter ?

Surtout, sur la terrasse bondée, Charles et ses collègues se demandent quand la police va intervenir. “Nous n’avons pas compris pourquoi aucun officier n’est venu l’arrêter ! Ça a duré plusieurs minutes et aucun flic n’est sorti, c’est fou. Et incompréhensible., assure le témoin. Le pizzaiolo, voisin du commissariat, va quitter ses locaux. Cela lui a beaucoup coûté. “Il a demandé ce que c’était, ça a crié, ils se sont battus pendant quelques secondes et il a reçu le coup de couteau. Je ne pense pas qu’il ait vu que le type était armé. C’est vraiment triste.”.

Selon le témoin, plusieurs personnes se lèveront alors de la terrasse Saint-Just pour intercepter l’agresseur, non sans violence. Avant que les policiers de la Bac (brigade anti-criminalité) ne jettent un dernier coup d’œil à l’agresseur présumé avec leur pistolet à impulsion électrique. En ce mardi soir, on ne connaissait toujours pas ses motivations. “Si les clients du bar n’étaient pas intervenus, je pense que le gars l’aurait poignardé plusieurs fois. Il semblait vraiment n’avoir rien à perdre !ferme la jeune Ruthène.

Ce mercredi, des représentants de la police et le procureur de Rodez, Olivier Naboulet, devaient tenir une conférence de presse sur l’affaire. L’occasion de répondre à toutes les questions soulevées par cette actualité.

Leave a Comment