60 ans plus tard, un jeune du village reprend l’affaire

La boucherie Martin, qui a ouvert ses portes le vendredi 8 juillet, succède à une institution de la ville : la boucherie Helbert, qui existe depuis près de 60 ans.

Il n’y a pas eu de passation de pouvoir chez Hermès ce lundi 4 juillet, comme cela avait été possible à Paris avec le remaniement gouvernemental. Les habitants de la commune assistent plutôt à une passation de pouvoir entre les frères Helbert de la boucherie Helbert et Corentin Martin, l’acquéreur et surtout un enfant d’Hermès. “J’ai toujours voulu faire ça”raconte le jeune homme de 23 ans, qui a débuté un CAP Boucher en 2014 dans la ville où il a grandi.

Meilleur apprenti de l’Oise

“En 2016 j’ai été meilleur apprenti dans l’Oise, puis en Picardie avant de terminer 11e au niveau national”explique Corentin Martin.

Il effectue ensuite un apprentissage de charcutier à Noailles avant de monter son affaire dans les halles de Houilles et Eaubonne en 2020 et de reprendre une institution avec Hermès : en effet, la boucherie Helbert a bientôt 60 ans. .

« C’est une succession de mes parents, glisse Gérard Helbert. Mon père est arrivé en 1964 et est resté jusqu’en 1987 avant que je ne prenne la relève avec mon frère. »

Beaucoup de souvenirs en tête

C’est alors plein de souvenirs qui me viennent à l’esprit avant l’accouchement. « Quand nous étions petits, nous sommes tombés dans le monde du boucher. On ne voulait pas jouer au ballon le mercredi, mais on avait un tablier à la boucherie et on aimait le faire comme les grands”, se souvient Gérard Helbert.

Aujourd’hui, les frères Helbert passent le relais. « Nous sommes déçus qu’il ne reste pas dans la famille, mais nous sommes heureux qu’un jeune du village reprenne la boucherie. Une entreprise qui s’éteint dans une communauté n’est jamais bonne. »

Une équipe de cinq

La boucherie Martin, qui ouvre vendredi 8 juillet, est composée d’une équipe de cinq personnes et notamment de Gérard Helbert, à qui il reste trois ans avant sa retraite : « Ça me permet de préparer et pas d’avoir une coupe directe. Il y a un énorme manque de contact avec les clients quand on est dans le métier depuis 35 ans. »

C’est ce que Corentin Martin tente de créer avec des produits du terroir de l’Oise et de l’artisanat “Satisfaire les clients”. Lundi déjà, une odeur de saucisse s’était emparée de la boucherie. Petite fierté pour le maire de la ville, Grégory Palandre : « La boucherie est sauvée ! » Cependant, il faut noter que chez Hermès il y a aussi la Boucherie Vilmont. “Ce qui n’est pas anodin” puisqu’il y a deux bouchers en ville.

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